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| Jeune journaliste: Un an après...Mon, 09 Jun 2008 07:48:09 GMT
Crédit: Juliette Robert pour Youpress, Kosovo, mai 2008.
JP (Jeune Pigiste) affalée derrière son PC, rêve d'un autre journalisme en regardant à travers la fenêtre de son open space. Un an déja.
Depuis de l'eau, de l'encre et un tas d'autres trucs ont coulé sous les ponts. Je suis partie en reportage dans une caravane en Bosnie, Youpress est né. Je me suis faite gazer par les CRS pendant le mouvement étudiant, Youpress a grandi. Et puis il y a eu le Sarko-scoop. Oui oui, la vidéo de Nico au Salon de l'agri c'était nous, même si elle a été DIFFUSEE par le parisien.fr (A force de la répéter cette phrase est greffée sur ma langue). Youpress est donc devenu célèbre. Un peu. Ensuite il y a eu le Kosovo et la Serbie. Deux semaines de trip-journalisme pour couvrir les élections. Les enclaves, les réfugiés et l'Eurovision. Une quinzaines de papiers vendus. De l'or.
Une bonne année en résumé. Ari l'appelle la "Génèse": "quand on sera célèbres est multi-millionnaires au regrettera cette époque". Pas mon banquier. Vivement la prochaine année,donc. Je trépigne d'avance des reportages de rêve, des enquêtes passionnantes et des rencontres exceptionnelles. La vie de pigiste c'est ça: ne jamais savoir ce qui vous attend demain. Alors écrivez chaque article comme si c'était le dernier.
| C'est bon les pâtesMon, 24 Mar 2008 12:44:46 GMTC'est pas facile la vie de jeune journaliste utopiste. Là dessus, j'ai rien inventé. Dès fois, je me demande si je ferais pas mieux de chasser le CDI et de m'encrouter. Toujours quémander pour être payée, supplier pour avoir tel redchef au téléphone"". Un redchef en bouclage permanent, parce qu'il l'est justement au moment où vous appeller quelque soit l'heure ou la journée. Pas besoin de me le répeter la presse c'est la crise, et le respect ça se mérite. "C'est pas une bande de petits jeunes qui vont nous expliquer la vie? Nous les tous puissants, enfermer et surbookés, on a lutter pour en arriver là". Du coup je crois qu'ils ont oublié, ce que c'est de se battre dans la jungle du métier. C'est dans ces moments de doute, quand la dernière mèche de cheveux peine à rester hors de l'eau qu'on visualise les collègues. Ceux qui attendent en faction, dans le fonds de leurs cabines, face à leurs écrans à réciter à longueur de nuits des commentaires qu'ils n'ont pas écrit. Ceux qui, toute les heures, font la circulation sur autoroute fm, parcours le pays, dorment dans leurs caisses au gré du planning de France Info. Ces quelques autres aussi, accrochés au fil AFP ou à celui de leur combiné téléphonique, vissés à leurs chaises. Leurs rêves de grands reportages enterrés au DESK...
Dans ces moments, du fond du gouffre, on visualise aussi les collègues qui téléphone satellite au poing essayent de transmettre des infos du Tibet, de Bagdad ou d'Afghanistan. Enfin on se dit qu'après tout, manger des pates c'est pas si grave... Parce que quelque part on l'a choisit.
Encore quelques mètres à parcourir, quelques roches à gravir, quelques respirations à retenir.... Et vous verrez, collègues, on va leur montrer!
ANNA
| Le saucisson de tropThu, 06 Mar 2008 16:52:00 GMT
Vous est-il arrivé de regretter un truc? La moitié d'un saucisson engouffré, le verre de whisky qui rend malade, la 3Oème cigarette, celle qui vide le paquet, ce top vert pomme qui va vous mettre wanted à HSBC? Figurez-vous que moi ça m'arrive tout le temps. Je réfléchis pas, je parle et blablablabla et re-blablalal... je me laisse emporter par mon flow, et puis voila la cacahuète sort, avant que j'ai pu la rattraper, que ma langue ai pu tourner. 7 fois? C'est pas assez. Je crois que dans mon cas critique, il faudrait me la couper... Euh... au moins un bout. Un petit bout. Histoire que je me rappelle, la prochaine fois. De quoi déja? DE ME TAIRE.
Je sais, je sais, là je parle pas de journalisme, de scoop rêvé (là dessus on a plus rien à prouver). Mais je parle de mes aventures quand même. Je fais comme tout le monde sur son blog. Non mais c'est vrai quoi, il y a même des gens qui notent leurs menu du midi en pensant que ça peut intéresser. Alors moi pour une fois, je fais la grève du grand reportage. Je suis humaine aussi! | "Casse toi pauvre con": c'était nous!Sun, 02 Mar 2008 10:07:00 GMT

Et oui l'Algarade c'était nous.
Et non nous ne sommes pas des "étudiants en journalisme". Encore moins "des badauds qui, téléphone portable au poing, sont tombés sur Nico par hasard". Après tout: Rendons à YOUPRESS, ce qui appartient à YOUPRESS. Nous sommes de vrais journalistes et des techniciens. En chair et en os. L'Opposition ne nous a pas payé. Auquel cas, vous le sauriez déja. Et non n'avons rien volé, encore moins truqué. Pas d'indicible secret donc, derrière ces images. Sauf peut-être celui que je viens de vous dire: Nous étions dans la meute avec les collègues, pour travailler. Mais rendons à la chance, ce qui appartient à la chance. Oui, notre caméraman s'est trouvé au bon endroit, au bon moment. Personne n'avait prévu, enquêté pendant des mois, avant de sortir ce scoop. Tant mieux ou tant pis c'est selon. Et non, pas de rancoeur vis à vis du parisien.fr à qui youpress a vendu la vidéo. Non, il ne nous a pas volé la vedette. N'importe quel confrère qui regardait la vidéo du début à la fin, voyait le logo de youpress au générique. C'est vrai certains ne nous ont pas cités. Mais notre nom est paru dans presque toute la presse (voir la RDP sur youpress.fr)et nous avons été interviewés par leparisien.fr, lefigaro.fr, lexpress.fr, franceinfo, RMC, TC... Bref,plus que n'importe quel collectif de pigistes dans l'histoire des collectifs de pigistes. Preuve que YOUPRESS n'a rien a cacher, au contraire... Il faut bien avouer nous sommes plutôt fières d'avoir sorti ces images après seulement 5 mois d'existence. Surtout, un an et demi après notre sortie de l'école. De quoi montrer que nous jeunes journalistes avons eu raison de rêver.
PS: attention à l'orthographe et à la grammaire ! ("... encore moins truqué" ; "indicible" ; "...ne nous ont pas cités" ; "rien a cacher" ; "Il faut bien avouerPS: attention à l'orthographe et à la grammaire ! ("... encore moins truqué" ; "indicible" ; "...ne nous ont pas cités" ; "rien a cacher" ; "Il faut bien avouer | Réinventer la presseTue, 18 Dec 2007 12:53:00 GMTChers confrères l'heure est grave...
A mesure que les articles passent, les flashs radios raisonnent, les dépêches pleuvent... Je m'éloigne. Aujourd'hui, au centre de tout et de tous: Manaudou et ses photos de nu, Bruni et Sarkozy. Autour de moi, les jeunes journalistes ne parlent que de ça. Voici LES SCOOPS de ces deux derniers jours. Sur les écrans, la Toile, dans les colonnes, les rédacteurs exaltent, les redchefs se frottent les mains. Non. Je ne me plante pas en grande moraliste des médias. Non. Je ne suis pas de celle qui fustige le journalisme people, qui regarde de haut Voici, Gala et Public. Au contraire, je me perds volontiers dans les brèves jet set de yahoo-people. Et oui... C'est aussi notre rôle de plonger dans l'actu des peoples. Et oui... C'est aussi de l'information.
Mais je crois aussi au vrai scoop qui fait trembler Etat et gouvernant. Je crois au devoir de chacun d'entre nous d'informer. Vraiment. Je suis de celle qui croit au pluralisme, à la presse indépendante qui ne se contente pas de transcrire les évènements "parce que ça marche". Cette réponse facile est avancée trop souvent. "On veut des images chocs, des hisoires croustillantes parce que le lecteur aime ça et c'est ce qu'il achète". Ausecours. Tout le monde aurait-il déja oublier: "la plume dans la plaie" (Albert Londres). Notre raison d'être n'est pas seulement de faire plaisir, de distraire, d'amuser, ni de blesser ou d'attaquer par principe d'ailleurs. Notre rôle est d'informer. Je vous fais sans doute bien rigoler. Moi même, en écrivant ces lignes, je me dis que tout ca a déja été dit. Rassurez vous je vous épargnerez la diatribe habituelle sur la concentration des médias, les grands patrons de presse, les annonceurs tout puissants, la crise de la presse. Même si, je pense qu'en fond du débat... ils sont là.
Je ne me fais pas d'illusions non plus... Je sais que beaucoup d'entre-nous n'ont pas le choix. Il faut rendre les papiers à l'heure, travailler le plus vite possible. Sinon, "y en a des dizaines d'autres qui attendent dehors". Je suis la première, à ne pas rechigner devant du boulot.. parce qu'il faut bien vivre. Il me semble toutefois, que nous avons une vraie responsabilité. Journaliste, n'est pas un métier comme les autres. Contrairement à ce que beaucoup croient, les lignes du redacteur pèsent sur les esprits. Sans doute, pour cette raison que bon nombre d'entre-nous on fait le choix de l'indépendance. Et payent le prix de la précarité. L'ex petit ami de Manaudou, se sert des médias pour sa petite vengeance personnelle? Sarkozy déambule main dans la main avec sa nouvelle chérie dans les trés romantique parc Eurodisney, histoire de détourner l'attention et de mettre une touche de glamour sur ces réformes, sur la crise? Pour eux, la presse est une arme. Et nous la leur tendons volontiers. Il serait caricatural de dire qu'aucun collègue ne remet en question les procédés. Il serait encore plus démago d'écrire qu'il ne faut pas en parler parce que "ça leur fait de la pub". Nous jeunes journaliste, devons être plus ambitieux. Retournez aux sources de nos rêves de grands reportages de Scoop à la Lois Lane. Prendre des risques, se battre toujours, chaque jour pour prendre nos responsabilités. Ne jamais oublier ce qu'a été la presse d'Etat. Aux armes donc! A vos stylos, vos micros, vos caméras! Dès aujourd'hui confrères: Nous avons la presse à réinventer!
www.youpress.fr
| | | | La pigiste de SarjevoSun, 07 Oct 2007 15:23:33 GMTCa y'est je suis libre. J'ai renoncé au CDD à la pèle, au CDI de l'utopie. Je prends des risques, je suis une vraie journaliste. En fin...presque. Avec quelques collègues de l'école on a fondé un collectif de pigiste. On a un local et tout et tout. Le rêve. la possibilité de faire de la vraie enquête, du reportage de terrain, de bosser longtemps sur des sujets intéressant. C'est vrai, le rêve peut tourner au cauchemar, trés vite. Mais moi j'y crois à mort. D'ailleurs, je suis à Sarajevo. Un truc que j'aurais du attendre 10 ans dans une vraie rédaction. Je suis au congrès mondial internationnale d'Emaus, j'ai réussi à m'incruster. Et là je joue la grande reporter avec le wifi dans ma chambre d'hôtel 4 étoiles. L'avenir existe pour nous aussi jeune journaliste. Il faut y croire, bosser et prendre des risques. J'ai encore du mal à démarcherles rédactions...je suis timide vous comprenez... J'ai déja un papier sûr, mais j'aimerais bien me la jouer Christian Chesneau et bosser pour plusieurs titres.
Ici, tous le monde me prends pour une bénévole... Il parait que je fais 20 ans, du coup pour le style baroudeuse "qui en a vu" faudra revenir. C'est pas trés crédible... Menfin. On peut pas tout avoir... Sarajevo à l'oeil et être mal rasée avec des cernes et un jean troué. | La pression de la presseSat, 25 Aug 2007 10:16:35 GMTDe la recherche de l'info jusqu'à la presse, pour tous, c'est la pression. Il faut aller plus vite, plus fort jusqu'à l'infini. Puisque le papier, la maquette, la correction parfaite n'existe pas. A l'inverse, c'est fou comme une faute d'orthographe, une photos mal dimensionnée, une citation mal transcrite, peuvent condamnés.
Mais, entre la feuille et la plaque d'impression, pressuré comme des citrons, il y a les nouveaux pigistes. Pas les Christian Chesnaux, Georges Malbruneau. Ceux qui en un papier, sont jugés: "belle plume, bancale, mal construit". Et puis, le fin du fin, la peine de mort: "pas publiable". C'est triste comme en 3000 signes, 25 ans d'une éduction parentale, scolaire, sociale peuvent être réduites en cendre. Quand le nouveau pigiste est rangé dans le tiroir des "non publiables", c'est la fin.
Perso ça ne m'est jamais arrivé (je touche ma tête), mais la sentence me glace à chaque fois. Comme si du verdict d'un rédac chef, dépendait ma vie. C'est incroyable aussi comme j'ai peu de recul sur mon travail. Pas plus tard que la semaine dernière, je rend une grosse enquête (15 000 signes). La boule au ventre. Le journaliste me dit "c'est excéllent" et le redac chef "adoooooore". Résultat: du boulot en plus. Et encore plus de pression, parce qu'il va falloir "être à la hauteur". C'est vrai j'ai pas le droit d eme plaindre, j'ai du boulot. Mais jusqu'à quand! |
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