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Bonneuil 100% à Gauche
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Paul Camin
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Derniers posts : Nouveau Parti Anti Capitaliste
| | | | Les Directions de l?info zappent 1 millier de manifestantsWed, 02 Jul 2008 12:31:00 +0000La Diktature Sarkosienne marche bien , car l'info ne donne plus d'infos a part celle de Sarkosi , sa femme , ses enfants et leurs amis.....
Les Directions de l?info zappent 1 millier de manifestants  Manif anti-Sarkozy à France Télévisions : Les Directions de l?info zappent 1 millier de manifestants 18h20, ce 30 juin. Sur le parvis de France Télévisions, dans le hall, dans les coursives, aux fenêtres, près d?un millier de salariés du Groupe public ont répondu à l?appel de l?intersyndicale pour Montrer au Président de la République, invité du 19/20 de France 3, qu?ils sont mobilisés pour empêcher la destruction de l?audiovisuel public. Le véhicule du Président arrive sous les huées des manifestants. Du jamais vu ! L?émission durera plus d?une heure, entrecoupée d?un mini journal sur l?actualité du jour. Pas une seule image de la manifestation, aucune mention. Pas de réaction non plus lorsque Nicolas Sarkozy déclare qu?il ne « regarderas pas le service public comme une petite secte qui appartient à quelques micro-organisations qui descendent de temps en temps dans la rue. » Dans Soir 3, un plan de quelques secondes, au moment où « des manifestants », de dos, quittent le rassemblement, donnant ainsi l?impression d?un vide abyssal ! Aucune image sur France 2, alors qu?un Journaliste reporteur d?image a filmé tout le rassemblement ! Le 18 juin déjà, après l?entrevue avec Nicolas Sarkozy, aucune image (sur les deux chaînes publiques) de l?atteinte à la liberté de la presse perpétrée aux abords de l?Elysée à l?encontre de l?intersyndicale, empêchée par les forces de l?ordre d?aller à la rencontre des journalistes, et de l?interdiction faite durant 20 minutes à ces reporteurs de rejoindre leurs cars de diffusion après les interviews des syndicalistes. Seuls les téléspectateurs de BFM-TV avaient eu droit à un reportage !!! Cela suffit ! Les Directions de l?Information des deux sociétés ne sont plus crédibles : soit elles tremblent de peur, soit elles se sont couchées devant les oukazes de la majorité et du Président de la République. Avant l?émission, ce dernier s?est même permis de remonter les bretelles à un technicien qui ne répondait pas à son salut : « on n?est pas dans le service public ici, on est chez les manifestants » et a réitéré ses menaces proférées lors de la campagne des présidentielles lançant un « ça va changer, là » ! Il déstabilise ensuite un des intervieweurs, Gérard Leclerc : « T?es resté combien de temps au placard ? » Ces agressions ne sont pas isolées. Les menaces s?accumulent ces derniers temps contre les journalistes ayant l?outrecuidance de poser des questions dérangeantes. Jeudi dernier deux reporteurs de France 2 interrogeant André Santini, Maire d?Issy-les-Moulineaux, sur les surfacturations du Syndicat des Eaux d?Ile de France qu?il préside, se font verbalement menacer : «Quand vous, à France Télévisions, vous aurez changé de statut, nous on va bien rigoler ». Pas un jour dans les stations régionales de France 3 où un élu de la majorité ne s?en prend aux journalistes sans que cela suscite de réactions des Directions de l?information. Les menaces des élus, l?absence de réactions des Directions : cela suffit ! Le SNJ-CGT de France Télévisions appelle les journalistes de France Télévisions et l?encadrement à relever la tête et à défendre une liberté d?information que ce pouvoir tente de plus en plus de museler. La dérive autoritaire de ce pouvoir doit-être stoppée. Paris le 1er juillet 2008  De : SNJ CGT mercredi 2 juillet 2008 | Ville de Paris , action de la CGTTue, 01 Jul 2008 12:19:00 +0000 Le jeudi 26 juin 67 % des agents de la propreté étaient en grève. Le lendemain, près de 100 bennes ont encerclé l?Hôtel de Ville. Le motif de cette colère est la privatisation prévue de la collecte des ordures ménagères sur le 3e, 9e, 16e et 19e arrondissement. Ce plan, qui implique une restructuration de grande ampleur à la DPE, a été communiqué aux organisations syndicales seulement courant juin, déjà tout ficelé, pour présentation au Conseil de Paris le lundi 7 juillet. Le dialogue social est vraiment en panne à la Mairie de Paris et il est temps que les paroles s?accordent aux actes. La CGT et autres organisations syndicales siégeant au CTP central et au CSAP ont décidé de ne pas siéger aux réunions prévues le vendredi 27 et aujourd?hui. La CGT exige l?arrêt immédiat des ces mesures qui risquent de s'étendre à d?autres secteurs et l?ouverture des véritables négociations sur l?organisation du travail pour répondre aux besoins réels de propreté dans tous les arrondissements. 
| "La LCR croit au succès de son « nouveau parti »"Tue, 01 Jul 2008 12:14:00 +0000"La LCR croit au succès de son « nouveau parti »"
Article publié dans l?Humanité du lundi 30 juin. Huit cents délégués ont jeté les bases du « nouveau parti anticapitaliste », mais sans dissiper le flou de son cap politique avant le futur congrès fondateur. La LCR a soigné la mise en scène de la première rencontre nationale des partisans de son Nouveau parti anticapitaliste (NPA), réunis samedi et dimanche à la Plaine-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Plus de huit cents délégués venus de toute la France - un nombre largement supérieur à celui des congrès traditionnels de la Ligue - ont témoigné de manière visible d?une démarche loin de se résumer à un succès d?estime. Et une litanie d?interventions, en séance plénière, de délégués majoritairement « non issus de la LCR » ont égrené le nombre des participants dans leur département ou leur ville. Selon les données compilées par des responsables de la LCR, la proportion serait désormais d?un encarté à la LCR pour deux ou trois non-adhérents, soit un doublement ou triplement des effectifs au terme d?une phase qui n?a « vraiment commencé qu?il y a deux mois après les élections municipales et cantonales ». Olivier Besancenot s?est réjoui d?un « acte fondateur fort ». « On est debout, il y a une nouvelle réalité politique qui existe en dehors du système », a-t-il lancé aux délégués, rejetant tout accord avec le PS et ses alliés. Mais pas question de trancher d?éventuels désaccords avant le congrès constituant de décembre ou janvier prochain. « Il ne faut rien fermer d?ici là », a plaidé Samuel Joshua, dirigeant de la LCR. La résolution finale a été adoptée « par consensus ». Même méthode pour la désignation du « comité de pilotage provisoire » du NPA, composé d?un tiers LCR et deux tiers de « nouveaux ». Ce flou entretenu de l?organisation encore en gestation lui permet de capter l?intérêt d?un spectre large, allant de l?ancienne adjointe au maire de Paris, Clémentine Autain, présente en observatrice à Saint-Denis, à l?ancien activiste du groupuscule terroriste Action directe, Jean-Marc Rouillan, avec lequel la LCR a reconnu avoir eu des « contacts ». Une extrême diversité qui se retrouve dans le profil des délégués, où se mêlent des syndicalistes, de simples citoyens, des transfuges d?autres partis, des membres de courants politiques constitués, comme la Gauche alternative issue des « comités Bové » de la présidentielle, ou de la fraction dissidente de Lutte ouvrière. Avec un dénominateur commun : celui d?être des militants déçus des autres partis qui voient dans le NPA l?occasion de rassembler la « vraie gauche », résume Catherine, de Marne-la-Vallée. Mais cette incertitude nourrit tout autant les impatiences, voire les méfiances des nouveaux arrivants, avides de clarification sur l?orientation, la stratégie et la démocratie dans le parti. « Ne soyons pas hypocrites, tout le monde se méfie d?une LCR bis », dira une déléguée. Le débat sur le nom du nouveau parti cristallise ainsi des divergences idéologiques qui seront difficiles à dépasser. Certains sont rebutés par la perspective d?un parti se disant ouvertement « révolutionnaire », « communiste » ou même « socialiste ». Même si chacun se dit conscient de ne pouvoir s?en tenir au terme « anticapitaliste » qui les a fédérés jusque-là, mais qui désigne un refus commun et non un projet partagé. Les militants de la LCR, à la dialectique plus aguerrie, s?en tirent momentanément en parlant dans la résolution finale de « transformation révolutionnaire de la société », présentée comme la traduction « positive » de l?anticapitalisme. Une explication qui ne suffira pas au moment d?éclaircir le débat entre réforme et révolution et ses conséquences sur la stratégie, les alliances du NPA et son rapport aux institutions. S. C. | Remboursement à 100 % de tous les soins, c?est possible !Tue, 01 Jul 2008 05:36:00 +0000 Remboursement à 100 % de tous les soins, c?est possible ! Le directeur de la Caisse Nationale de l?Assurance Maladie (CNAM) a lancé un ballon d'essai en recommandant la fin du remboursement à 100 % des traitements et soins pour les 8 millions de malades atteints d?affections de longue durée (ALD) comme le diabète, le SIDA, les cancers? Roselyne Bachelot, ministre de la santé a confirmé et?deux jours plus tard, devant les protestations unanimes, la proposition est retirée. La double peine ! Ceux qui sont capables d?envisager une mesure aussi scandaleuse sont capables du pire. D?autant qu?elle ne faisait que s?ajouter aux précédentes. Depuis 2004, un forfait d?un euro sur chaque consultation ou acte médical reste à la charge des assurés sociaux. Depuis le 1er janvier 2008, avec les franchises, ils doivent payer de leur poche 50 centimes par boîte de médicament et deux euros par transport sanitaire. Chaque catégorie de dépenses est en principe plafonnée à 50 euros (50 euros pour les médicaments plus 50 euros pour les transports, cela fait 100 euros...) Tous ces déremboursements ont été imposés au nom de la lutte contre le « déficit de la Sécurité Sociale » que Roseline Bachelot a même qualifié d? « immoral »! Et Xavier Bertrand a souligné que la lutte contre le déficit de la Sécu restait un enjeu prioritaire, «parce qu'il n'est pas question de laisser rembourser les dettes par nos enfants». Et le ministre d'assurer qu'il fallait «maintenant un nouveau plan, avec des nouvelles mesures. Eric Woerth et Roselyne Bachelot le font avec beaucoup de ténacité et courage». On peut craindre le pire. La plus grande vigilance s?impose d?autant que, comme tous les sales coups, la question pourrait être tranchée pendant l?été !
Un déficit fabriqué pour détruire la Sécu ! La commission des comptes de la Sécu a annoncé que le déficit total devrait atteindre 9,5 milliards d'euros, dont 4,6 milliards pour la branche maladie. Evidemment, comparés à nos salaires, ces chiffres font peur. Ils sont là pour ça ! Mais comparons-les à d?autres chiffres : 27,9 milliards d?exonérations de cotisations, ce sont précisément ces cotisations qui doivent alimenter la Sécurité sociale. L?essentiel est représenté par les exonérations patronales liées aux 35 heures. Et aujourd?hui les patrons soutenus par le gouvernement veulent se débarrasser des 35 heures, mais sûrement pas renoncer aux milliards empochés !!! Il faut y ajouter plus de 12 milliards de dettes patronales et de l?Etat . Ce qui est « immoral », c?est la machine à détruire la protection sociale construite pas à pas par les gouvernements successifs. Acte 1 : multiplier les exonérations qui ne sont que des cadeaux aux patrons sans aucun effet sur l?emploi et ainsi fabriquer un déficit. Acte 2 : profiter de ce déficit pour réduire les remboursements. Acte 3 : faire la part belle aux assurances privées pour ceux qui pourront se les payer afin de compenser les déremboursements. Nos vies valent plus que leurs profits ! Une riposte unitaire doit s?organiser au plus vite pour mettre échec les projets inhumains de ce gouvernement au service des possédants. Le droit à la santé n?est pas négociable. Il faut une véritable insurrection pour stopper la dégradation, supprimer les exonérations de cotisations sociales accordées aux patrons et assurer le remboursement à 100 % de tous les soins. La victoire des personnels et de la population de Carhaix contre la mise à mort de leur hôpital le montre : la mobilisation unitaire, déterminée, peut mettre en échec la politique de Sarkozy !
LCR
| A l?attention du personnel de l?éducation nationaleMon, 30 Jun 2008 11:48:00 +0000lundi 30 juin 2008 (13h26) : [URGENT] A l?attention du personnel de l?éducation nationale !!  Cher-e collègue, Nous faisons appel à ton intervention concernant la situation de Rodolphe Juge. Rodolphe est cet enseignant stagiaire à la Courneuve, syndiqué CGT-Educ Action 93 et représentant des stagiaires à l?IUFM de Créteil qui a été injustement mis en garde à vue puis poursuivi pour « violence sur agent » alors qu?il encadrait pacifiquement une manifestation de lycéens et personnels de l?éducation le 3 avril. Suite à l?élan de solidarité, un premier procès avait été reporté au 24 septembre, permettant ainsi à Rodolphe d?être titulaire au moment de l?audience. Or aujourd?hui à la veille des vacances, le recteur de Créteil, a pris un arrêté suspendant Rodolphe Juge de ses fonctions, cherchant ainsi à bloquer sa titularisation et l?empêcher de retrouver ses collègues et ses élèves à la rentrée. Le recteur prend arbitrairement une sanction ! Rien ne l?oblige à décider de cette suspension aujourd?hui, rien ne justifie un blocage de la titularisation. Plusieurs interventions syndicales et intersyndicales auprès du rectorat de Créteil et du ministère de l?Education Nationale ont déjà été faites : le Recteur campe sur sa position et ne répond pas à l?intersyndicale qui lui demande une audience en urgence. Un recours de la décision au Tribunal administratif est envisagé. Mais surtout, il faut exercer une pression citoyenne et syndicale sur le rectorat de Créteil : nous vous appelons donc : à envoyer fax et mail au recteur pour exiger que la suspension de Rodolphe soit annulée afin qu?il puisse être titularisé et qu?il puisse assurer sereinement ses cours à la rentrée. Coordonnées du recteur : 01 57 02 62 50 et/ou ce.recteur@ac-creteil.fr . Envoyez copie de votre message à cgteduc.creteil@free.fr ou 01.55.84.41.96 à relayer largement cet appel dans vos établissements, vos réseaux, et - à continuer à signer et faire signer la pétition de soutien http://cgteduc.creteil.free.fr/uase... D?autres initiatives sont prévues et notamment un rassemblement solidaire devant le Palais de Justice de Paris le 24 septembre 2008 pour exiger la relaxe de notre collègue. Cette action est relayée et soutenue par plusieurs organisations syndicales (CGT-Educ Action, SNES, ...) et est proposée à toutes les organisations syndicales qui ont déjà exprimé leur solidarité à Rodolphe Juge (SUD, FO, SGEN-CFDT, SUD, UNSA, CNT). Pour plus d?infos : http://cgteduc93.free.fr/spip.php?a... Modèle de texte à envoyer au recteur « Nous venons d?apprendre la suspension de fonction de notre collègue Rodolphe JUGE dans l?attente de la décision de jugement n?intervenant que le 24 septembre 2008 alors que celui ci a été reporté. Les faits reprochés à notre collègue et largement contestés n?ont rien à voir avec sa titularisation ni avec sa prise de fonction au 1er septembre nécessaire pour ce collègue débutant. Il n?y a aucune raison de suspendre ce collègue et de bloquer sa titularisation au 1er septembre. C?est pourquoi, nous vous demandons solennellement de ne pas bloquer la titularisation effective à venir de notre collègue, d?annuler cette suspension et de recevoir dans les meilleurs délais une intersyndicale sur cette situation » Nom Prénom Fonction De : IlROsso lundi 30 juin 2008 | Désunion, confusion, colèreThu, 26 Jun 2008 11:46:00 +0000Désunion, confusion, colère
lundi 23 juin 2008 Face aux provocations gouvernementales, les mobilisations du 17 juin sont très loin d?être à la hauteur. La confusion bloque les possibilités de contre-offensive sociale. « Un socle solide de mobilisation », dit la CGT au soir du 17 juin, tout en reconnaissant qu?avec 500 000 personnes, l?objectif du « million » annoncé par Bernard Thibault n?est donc pas atteint. Un socle solide ? Le mot est sans doute trop fort. Nos correspondants décrivent une « ambiance morose » (Limoges), « triste » (Guéret), « désabusée et peu active » (Auch), « peu motivée » (Reims). À Paris, le cortège désorganisé n?avait pas de dynamique collective, sauf aux abords immédiats des camions sonos. Partout ou presque, les cortèges étaient moitié moins nombreux que le 22 mai, voire « cinq fois moins » (Valenciennes). La CGT fait état d?une « majorité de salariés du privé » qui ne correspond pas à la réalité, même si le nombre des arrêts de travail a augmenté depuis le 22 mai. À Strasbourg, le cortège était emmené par des salariés des brasseries Fischer et Heineken, menacés de licenciements. À Paris, les banderoles du secteur privé CGT restaient isolées : quelques dizaines de personnes derrière celles de Renault-Flins ou de Citroën-Aulnay, mais aussi du commerce (débrayage significatif à Monoprix). Au Havre, on retrouve les mobilisations portuaires, et à Valenciennes, 60 % de métallurgistes. Mais à Caen, « on ne retrouve pas la participation du privé du 22 mai » (petites boîtes). L?élément réellement nouveau est évidemment la visibilité CFDT, oubliée depuis longtemps (1995). À Paris, la mobilisation CFDT (environ 10 000) était animée (« Oui aux 35 h, non aux 60 h », « Sarko, si tu savais, tes heures sup? où on se les met »). Les cortèges très féminisés, structurés par fédérations professionnelles (banques, métallurgie, services) mélangeaient les entreprises, certainement pour beaucoup du secteur privé. Des militants de la CFDT (transport) expliquent :« Il y a vingt ans, à la CFDT, nous avons fait un tournant par rapport à Mai 68. Nous avons opté pour la négociation. Mais cela suppose des relations de confiance. Or, avec Sarkozy, c?est fini. Donc nous sommes dans la rue. » Et d?ajouter : « Il y a trop de syndicats. » Et les suites ? François Chérèque parle de « rupture » et explique que, dans « aucun pays d?Europe », on ne pratique comme Sarkozy le fait accompli. Bernard Thibault décrit un « changement de situation » dans les rapports au gouvernement, annonce « une rentrée en fanfare » (avec une date européenne le 7 octobre sur le « travail décent ») et, en juillet, des « initiatives » en direction des parlementaires. Maryse Dumas (CGT) pratique la méthode Coué dans l?Humanité du 17 juin, comparant la mobilisation actuelle avec celle qui a mené au retrait du CPE : « Même votées, les lois peuvent être défaites. Il n?est jamais trop tard. » Certes, mais a-t-on le droit de sous-estimer son adversaire au point de dire que « nous ne sommes pas impressionnés par l?intransigeance du gouvernement. En général, ceux qui sont sûrs d?eux acceptent de négocier » ? En général, au contraire, les patrons et la droite ne négocient que si le rapport de force les y oblige. Mais trop de confusion règne actuellement dans le syndicalisme ? le 16 juin, CFTC et FO appelaient à la grève en septembre ! ?, pour que les salariés repèrent une ligne de conduite gagnante et se sentent en confiance, malgré leur colère. Trop de journées éclatées, sans doute. Mais, surtout, aucun plan de résistance ferme et durable, ce qui permet à la droite de réaliser des man?uvres d?instrumentalisation. 60 heures par semaine? Qui parle encore des 35 heures ? En Europe, les ministres des Affaires sociales veulent nous faire travailler 60 heures, voire 65 pour certaines tâches (médecins hospitaliers) et même 78 selon les modes de calcul. Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, tueur des 35 heures, a signé ce recul scélérat. Il a même déclaré, sans rire : « L?heure est clairement à la relance de l?Europe sociale. » L?affaire n?est pas close, car elle doit passer au Parlement européen. Mais une digue est rompue, celle des gouvernements qui, jusqu?ici, résistaient majoritairement à cette offensive relayée opiniâtrement par les ultralibéraux. Ceux-ci veulent pouvoir déroger à la règle des 48 heures maximum en vigueur dans l?Union. Déroger au droit, c?est le mot d?ordre. Il s?agit d?obtenir la possibilité, avec le consentement des salariés, ou un accord collectif, d?aller beaucoup plus loin que 48 heures. Seule la Grande-Bretagne avait jusqu?ici cette possibilité de sortir (opt out) du droit. Cette fois, grâce à la France qui lève son veto, cela peut se généraliser. Dominique Mezzi Crédit photo : Photothèque Rouge/Milo | Appel pour le retrait du projet de loi sur l? « offre raisonnable d?emploi »Thu, 26 Jun 2008 11:44:00 +0000 Appel pour le retrait du projet de loi sur l? « offre raisonnable d?emploi » lundi 23 juin 2008 Le gouvernement prépare un projet de loi qui veut imposer aux salariés au chômage une mesure inadmissible : ils seraient obligés, sous peine de perdre leur allocation, d?accepter une offre d?emploi dite « raisonnable » dès lors que cette offre proposerait un salaire inférieur de 5 % au salaire antérieur après 3 mois de chômage, de 15% après 6 mois, ou, après un an de chômage, toute offre proposant un salaire supérieur à l?allocation de chômage (de 57% en moyenne, mais pouvant être inférieure dans le cas de l?allocation de solidarité spécifique de 14 euros par jour). Unanimement dénoncée par les syndicats, cette mesure vise à faire croire que les chômeurs seraient responsables de leur chômage. Elle créerait, si elle était adoptée, une pression à la baisse sur les salaires de TOUS LES SALARIÉS. Enfin, le chômeur n?est plus libre du choix et des conditions de son emploi. Ce projet de loi s?inscrit dans une attaque globale contre les droits des salariés, en poste ou au chômage (suppression des 35H, recul de l?âge de la retraite, réécriture du code du travail, ?) et des jeunes (précarité, stages non rémunérés). Il prolonge l?attaque déjà lancée avec l?accord national interprofessionnel du 11 janvier 2008, transposé dans une loi votée le 12 juin dernier, qui allonge considérablement les périodes d?essai, crée la séparabilité à l?amiable, un nouveau CDD à terme incertain, et rend plus difficile la saisie des prud?hommes. Or, cet accord encadre déjà les négociations sur l?assurance-chômage qui vont s?engager au second semestre 2008. Le projet de loi « Droits et devoirs des demandeurs d?emploi » ainsi que la loi sur la « modernisation » du marché du travail doivent être retirés. Les chômeurs comme les salariés doivent avoir une garantie de revenu décent et une continuité des droits sociaux. Le libre choix de son emploi et de sa formation doivent être garantis. Réunion publique à Paris le 25 juin à 18H (à la Bourse du travail 67 rue de Turbigo (M° Arts-et-Métiers ou République) Premiers signataires : Thierry Bailly, APEIS, Louis-Marie Barnier, Fondation Copernic, Mehdy Belabbas, maire-adjoint d?Ivry, Daniel Bensaïd, LCR, Olivier Besancenot, LCR, Martine Billard, députée, les Verts, Michel Bock, les Verts, Frédéric Bodin, SUD-Rail, Jean-Jacques Boislaroussie, les Alternatifs, Paul Bouffartigue, sociologue, Patrick Cingolani, sociologue, Pierre Concialdi, économiste, Antonella Corsani, économiste, Aurianne Cothenet, juriste, Daniel Couy, APEIS, Annick Coupé, Union syndicale Solidaires, Pierre Cours-Salies, sociologue, Jean Desessard, Sénateur, les Verts, Emmanuel Dockès, juriste, Marie-Thérése Dufour, SUD-Travail, Jean-Baptiste Eyraud, DAL, Patrick Farbiaz, les Verts, Christian Favier, Président du Conseil Général du Val de Marne, PCF, Gérard Filoche, inspecteur du travail, Alain Fournier, maire-adjoint de Clichy, Bernard Friot, économiste, Jean Gadrey, économiste, Laurent Garrouste, juriste du travail, Armelle Gorgeu, économiste, Célia Gourzones, ATTAC-Campus, Jean-Marie Harribey, co-président d?ATTAC, Michel Husson, économiste, Beiroto Ilidio, Pierre Khalfa, Solidaires, Alain Krivine, LCR, Catherine Lebrun, Solidaires, Catherine Lévy, sociologue, Abdel Mabrouki, Stop Précarité, Christian Mahieu, SUD-Rail, René Mathieu, économiste, Jean-Luc Mélenchon, sénateur, PS, Henri Mermé, les Alternatifs, Roland Mérieux, les Alternatifs, Marc Moreau, AC !, Alain Obadia, PCF, Michel Pialoux, sociologue, Evelyne Perrin, AC !, Romain Prunier, JCR, Catherine Quentier, AC !, Michel Rousseau, Marches Européennes, Edith Soboul, Alternative Libertaire, Maya Surduts, Collectif National Droits des Femmes, Aurélie Trouvé, co-présidente d?ATTAC, Carlo Vercellone, économiste, Philippe Villechalane, APEIS, Claire Villiers, Conseillère régionale Ile de France, Alternative Citoyenne, Pierre Zarka, PCF, OMOS? AC !, APEIS, ATTAC-Campus, CNDF, DAL, Fondation Copernic, Marches Européennes, MNCP, Réseau OUPS, SNU-TEFI, Stop Précarité, Union syndicale Solidaires. Avec le soutien de : Alternatifs, Alternative Libertaire, Coordination Nationale des Collectifs Unitaires, JCR, L?Appel et la Pioche, LCR, MJS, Zone d?Ecologie Populaire | Communiqué de presse du RESFThu, 26 Jun 2008 11:44:00 +0000 Communiqué de presse du RESF au sujet des événements de Vincennes mardi 24 juin 2008 Il y a trois jours, le ministre Hortefeux paradait : presque 30 000 d?expulsions depuis 12 mois, 80% de plus que l?année dernière à la même époque. Des chiffres incontestablement gonflés (incluant les départs de touristes ayant dépassé la date de validité de leur visa ou les retours « volontaires » de Roumains ou de Bulgares expulsés avec un pécule du montant du prix de leur retour en autocar) mais qui en disent long : le respect des droits humains est bien menacé quand un responsable politique croit utile à sa gloire de gonfler les chiffres des mauvais traitements qu?il inflige à une fraction de la population ! La réalité n?a pas tardé à se manifester. Le décès le 21 juin d?un tunisien de 41 ans dans les murs de la prison administrative pour étrangers de Vincennes a été l?étincelle qui a allumé l?incendie, au sens propre comme figuré. Le soir même un premier départ de feu se produisait. Dimanche vers 15 heures, il semble que plusieurs foyers se soient déclarés, que les policiers sur place auraient été incapables de contenir (les extincteurs auraient été vides). Les internés administratifs étaient alors rassemblés dans la cour, gazés disent certains, parqués derrières des barrières. 17 d?entre eux, intoxiqués par la fumée ont été hospitalisés, quatorze selon la police auraient disparu, les autres ont été transférés en car et en train vers les prisons administratives de Palaiseau, Lille et Nîmes. Les deux centres de rétention de Vincennes sont entièrement détruits. Ces événements d?une extrême gravité étaient parfaitement prévisibles, d?autant qu?ils se sont déjà produits dans des pays européens poursuivant les mêmes objectifs : Incendies des centre de rétention de Yarl?s Wood en Grande-Bretagne (2002), de Schipol-Oost aux Pays-Bas (2005). Voilà des mois que la tension monte dans la majorité des prisons administratives pour étrangers. Vincennes avait déjà été partiellement détruit par un incendie puis, au moment des fêtes de fin d?année, une vague de révolte partie du Mesnil-Amelot avait gagné Vincennes. Mais, en réalité, c?est quotidiennement que les tensions et les incidents très violents y ont lieu, spécialement à Vincennes qui, avec 280 places, constitue le CRA le plus important de France. Encore plus qu?ailleurs, les incidents y sont quotidiens : automutilations, tentatives de suicide, grèves de la faim, bagarres pour un rien, incidents parfois très violents avec la police, se produisent chaque jour. Le sénateur de Paris Jean Desessard, un familier des lieux d?enfermement, disait en sortant de Vincennes il y a une quinzaine de jours, n?avoir jamais perçu une tension pareille. Le stakhanovisme du ministre en matière d?expulsions, ses objectifs chiffrés, à l?unité près, imposés à toute la chaîne administrative et policière (dont la rétention est l?avant dernière étape) engendrent une tension extrême des personnels débordés, parfois conduits à prendre des libertés avec les procédures et contraints à des gestes qui heurtent leur conscience. A l?inverse, cette chasse à l?homme génère la terreur chez les sans papiers en liberté et le désespoir chez ceux qui sont pris. Les gestes comme ceux d?hier à Vincennes sont inévitables. Ils se reproduiront si la même politique se poursuit. Car le véritable scandale n?est pas que quelques centaines d?hommes désespérés aient incendié leur prison. Il est dans leur internement administratif, prélude à leur expulsion. La peine qui les attend, leur bannissement, est pire que la prison. Ils ont été arrêtés à l?improviste, enfermés. Ils ont perdu leur travail, ils perdront leur logement, la totalité des biens qu?ils avaient accumulés, certains perdront leur conjoint et leurs enfants. Ils seront déposés menottés, dans la tenue dans laquelle ils ont été arrêtés, sur le tarmac d?un aéroport où personne ne les attend. Une expulsion est une humiliation dont personne ne se remet. Certains finissent mendiants, fous ou suicidés. L?explication aux événements d?hier à Vincennes est là, dans le désespoir total de chacun des enfermés et dans la concentration du malheur dans une centaine de cellules. Ils se reproduiront, sous une forme ou sous une autre, en France et en Europe puisque la directive de la honte adoptée la semaine dernière à Strasbourg rend légale la rétention de 18 mois, l?interdiction de séjour de 5 ans des expulsés, la possibilité d?enfermer et d?expulser des enfants. Vincennes en pire, plus longtemps et en famille. Ce qui s?est produit hier signe la faillite de la politique de M. Sarkozy en matière d?immigration. Nous sommes d?une certaine façon à la croisée des chemins. Soit une nouvelle politique est définie, qui prenne en compte les intérêts des pays dont viennent les immigrés, l?aide qu?ils apportent à leur développement, les besoins aussi de main d??uvre des pays riches vieillissants, la richesse véritable que constitue le brassage des cultures et des populations, etc,. Une politique réfléchie et concertée. Ou alors, à l?inverse les apprentis sorciers qui ont enclenché la course infernale aux records d?expulsions et de mauvais traitements s?entêtent, rebâtissent Vincennes en plus grand et en plus monstrueux et les choses finiront très mal. Pour les sans papiers, pour les immigrés? mais aussi pour tous les autres, tous ceux qui ne marcheront pas droit. Le 23 juin 2008. | Le forum pour un Nouveau Parti Anticapitaliste est ouvertThu, 26 Jun 2008 11:43:00 +0000Le forum pour un Nouveau Parti Anticapitaliste est ouvert mercredi 25 juin 2008 Il est tout neuf, il vient d?ouvrir, c?est le forum pour un nouveau parti anticapitaliste. Ce forum est publié sous la responsabilité de la LCR. Son objectif est de favoriser l?échange d?infos et d?idées entre celle et ceux qui participent à la construction du nouveau parti anticapitaliste. Ce forum est organisé en quatre grandes rubriques :
Le programme
Le nom du futur parti
Le fonctionnement
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Le ou les auteurs de tels messages se verront prévenus par message personnel, ou dans le fil de la discussion, afin qu?ils concluent et laissent les autres s?exprimer. | TRAVAILLEURS SANS PAPIERSThu, 26 Jun 2008 11:41:00 +0000TRAVAILLEURS SANS PAPIERS Une troisième vague de grèves en vue mercredi 25 juin 2008 Sarkozy et Hortefeux ne sont pas parvenus à stopper le mouvement de grève des travailleurs sans papiers. Alors que la « directive de la honte » est examinée au Parlement européen, une troisième vague de grèves avec occupations s?annonce. À l?heure où nous écrivons, nous ne connaissons pas le sort réservé par les eurodéputés à la honteuse « directive retour ». Quelques manifestations ont eu lieu, samedi 14 juin, mais la mobilisation n?a pas encore atteint l?ampleur nécessaire (environ 3 000 manifestants à Paris). Pour autant, le rejet de cette directive, combiné aux grèves, prend une dimension internationale. Ainsi, le président bolivien, Evo Morales, dit l?essentiel, et il n?y va pas par quatre chemins dans une lettre à l?Union européenne (UE) : « Nous subissons une intense pression de la Commission européenne pour accepter des conditions de profonde libéralisation pour le commerce, les services financiers, la propriété intellectuelle ou nos services publics. [?] Promouvoir d?un côté la liberté de circulation des marchandises et des flux financiers, alors qu?en face nous voyons des emprisonnements sans jugement pour nos frères qui ont essayé de circuler librement, c?est nier les fondements de la liberté et des droits démocratiques. Dans ces conditions, si cette ?directive retour? devait être approuvée, nous serions dans l?impossibilité éthique d?approfondir les négociations avec l?Union européenne. » Le 17 juin, Patrick Stefanini, chef de cabinet du ministre de l?Identité nationale, Brice Hortefeux, s?est rendu à Bamako (Mali) pour tenter de faire signer un accord bilatéral d?« immigration choisie », en échange d?une collaboration dans la chasse aux sans-papiers. Pour essayer d?empêcher la ratification de cet accord néocolonial, l?Association des Maliens expulsés (AME) a organisé, le même jour, à Bamako, un sit-in devant l?Assemblée nationale. Une mobilisation a été organisée, en France aussi, devant le consulat du Mali. C?est donc ici et là-bas que la lutte se développe contre l?Europe forteresse et son « immigration choisie », esclavage des temps modernes. La première vague de grèves, débutée le 15 avril, n?a abouti qu?à 63 régularisations en cinq semaines. Trois semaines plus tard, à la suite de la deuxième vague du 20 mai, le gouvernement a lâché 340 nouvelles régularisations. Si des préfectures font traîner les choses, en réclamant, comme à Paris, cinq ans de présence en France, d?autres finissent par céder. Ainsi, à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), les dix-neuf travailleurs du restaurant L?Île, en grève depuis le 30 mai (lire Rouge n° 2256), ont tous fini par arracher leur régularisation. Douze d?entre eux n?étaient pas en poste et avaient été licenciés pour défaut de titre de séjour, l?un d?eux depuis 2003. Leur régularisation a été obtenue sans condition d?ancienneté, ni sur le territoire, ni dans l?entreprise (l?un d?entre eux est en France depuis deux ans ; un autre en poste depuis deux mois). Tous ont désormais un CDI débutant à leur première date d?embauche. La lutte paye donc. Sans la grève, aucun des 400 régularisés d?aujourd?hui n?aurait obtenu un titre de séjour par le seul effet de la loi. Élargir la brèche Il n?y a pas que les secteurs considérés « en tension » qui entrent en lutte. À Pontault-Combault (Seine-et-Marne), le siège de Quebecor (multinationale du livre) est occupé par 90 travailleurs sans papiers, souvent intérimaires. La diversité des situations était visible au meeting réussi du 12 juin, qui a rempli la Halle Carpentier (Paris 13e). Hommes et femmes grévistes de Fabio Lucci, de Metal couleur, de Manet (nettoyage de chambres d?hôtels, lire page 16) ont parlé à la tribune. Raymond Chauveau (CGT) a annoncé l?imminence d?une « troisième vague qui, cette fois, sera une déferlante ». Jean-Claude Amara (Droits devant !!) a précisé que le mouvement s?étendra à la province, et peut-être aux exploitations agricoles. Anna Azaria (collectif Femmes égalité) a évoqué la surexploitation dans le secteur très féminisé du service à la personne, que le gouvernement méprise, parce que sans contrat, sans fiche de paye et à temps partiel. Francine Blanche (secrétaire confédérale CGT) a interpellé le gouvernement : « N?inventez pas de nouveaux critères [Smic, CDI, temps complet?]. Dépêchez-vous de régulariser avant que ça n?explose. » Au nom des composantes d?Uni(e)s contre une immigration jetable, Emmanuel Terray (LDH) a salué le « tournant essentiel » que représente ce mouvement dans l?histoire des sans-papiers. Il a ouvert une brèche, comme en 2006, avec le RESF, pour les familles d?enfants scolarisés. « À nous d?élargir cette brèche, et d?y faire entrer, après les grévistes d?aujourd?hui, tous les isolés, tous ceux qui sont payés de la main à la main, en liquide, à la commande ou à la journée. Car tous les sans-papiers sont des travailleurs, il faudra bien que tous soient régularisés. » Emmanuel Sieglmann Crédit photo / Photothèque Rouge/wasegr | - Lettre du Président Evo Morales (Bolivie) à l?Union EuropéenneSat, 21 Jun 2008 21:24:00 +0000- Lettre du Président Evo Morales (Bolivie) à l?Union Européenne Mercredi 11 juin 2008, Jusqu?à la fin de la Seconde guerre mondiale, l?Europe était un continent d?émigrants. Des dizaines de millions d?Europe partirent aux Amériques pour coloniser, échapper aux famines, aux crises financières, aux guerres ou aux totalitarismes européens et à la persécution des minorités ethniques. Aujourd?hui, je suis avec préoccupation le processus de la dite ?directive retour?. Ce texte, validé le 5 juin passé par les ministres de l?Intérieur des 27 pays de l?Union européenne, doit être approuvé le 18 juin par le Parlement européen. Je perçois qu?il durcit de manière drastique les conditions de détention et d?expulsion des migrants sans papier, quelque ait été leur temps de séjour dans les pays européens, leur situation de travail, leurs liens familiaux, leur volonté et le succès de leur intégration. Les Européens sont arrivés dans les pays d?Amérique latine et d?Amérique du Nord, en masse, sans visa ni conditions imposées par les autorités. Ils furent toujours bienvenus, et le demeurent, dans nos pays du continent américain, qui absorbèrent alors la misère économique européenne et ses crises politiques. Ils vinrent sur notre continent en exploiter les richesses et les transférer en Europe, avec un coût très élevé pour les peuples premiers de l?Amérique. Comme par exemple dans le cas de notre Cerro Rico de Potosi et de ses fabuleuses mines qui donnèrent sa masse monétaire au continent européen entre le XVIème et le XIXème siècle. Les personnes, les biens, les droits des migrants européens furent toujours respectés. Aujourd?hui, l?Union européenne est la principale destination des migrants du monde, conséquence de son image positive d?espace de prospérité et de libertés publiques. L?immense majorité des migrants viennent dans l?Union européenne pour contribuer à cette prospérité, non pour en profiter. Ils occupent les emplois de travaux publics, dans la construction, les services aux personnes et dans les hôpitaux, que ne peuvent ou ne veulent occuper les Européens. Ils contribuent au dynamisme démographique du continent européen, à maintenir la relation entre actifs et inactifs qui rend possible ses généreux systèmes de solidarité sociale et dynamisent le marché interne et la cohésion sociale. Les migrants offrent une solution aux problèmes démographiques et financiers de l?UE. Pour nous, nos émigrants représentent l?aide au développement que les Européens ne nous donnent pas - vu que peu de pays atteignent réellement l?objectif minimum de 0,7 % du PIB d?aide au développement. L?Amérique latine a reçu, en 2006, 68 milliards de dollars de transferts financiers de ses émigrés, soit plus que le total des investissements étrangers dans nos pays. Au niveau mondial, ces transferts atteignent 300 milliards de dollars, qui dépassent les 104 milliards de dollars octroyés au nom de l?aide au développement. Mon propre pays, la Bolivie, a reçu plus de 10 % de son PIB en transferts de fond des migrants (1,1 milliards de dollars), soit un tiers de nos exportations annuelles de gaz naturel. Il apparait que les flux de migration sont bénéfiques pour les Européens et, de manière marginale, aussi pour nous du Tiers-Monde, vu que nous perdons des millions de personnes de main-d??uvre qualifiée en laquelle, d?une manière ou d?une autre, nos États, bien que pauvres, ont investi des ressources humaines et financières. Il est regrettable que le projet de ?directive retour? complique terriblement cette réalité. Si nous concevons que chaque État ou groupe d?États puisse définir ses politiques migratoires en toute souveraineté, nous ne pouvons accepter que les droits fondamentaux des personnes soient déniés à nos compatriotes et à nos frères latino-américains. La directive retour prévoit la possibilité d?un enfermement des migrants sans papier jusqu?à 18 mois avant leur expulsion - ou ?éloignement? selon le terme de la directive. 18 mois ! Sans procès ni justice ! Tel qu?il est le projet de directive viole clairement les articles 2, 3, 5, 6, 7, 8 et 9 de la Déclaration universelle des Droits de l?Homme de 1948. Et en particulier l?article 13 qui énonce : ?1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l?intérieur d?un Etat. 2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.? Et, pire que tout, il existe la possibilité d?emprisonner des mères de familles et des mineurs, sans prendre en compte leur situation familiale ou scolaire, dans ces centres de rétention où nous savons que surviennent des dépressions, des grèves de la faim, des suicides. Comment pouvons-nous accepter sans réagir que soient concentrés dans ces camps nos compatriotes et frères latino-américains sans papier, dont l?immense majorité travaille et s?intègre depuis des années ? De quel côté est aujourd?hui le devoir d?ingérence humanitaire ? Où est la ?liberté de circuler?, la protection contre les emprisonnements arbitraires ? Parallèlement, l?Union européenne tente de convaincre la Communauté Andine des Nations (Bolivie, Colombie, Équateur, Pérou) de signer un ?Accord d?association? qui inclue en son troisième pilier un traité de libre-échange, de même nature et contenu que ceux qu?imposent les États-Unis. Nous subissons une intense pression de la Commission européenne pour accepter des conditions de profonde libéralisation pour le commerce, les services financiers, la propriété intellectuelle ou nos services publics. De plus, au nom de la ?protection juridique?, on nous reproche notre processus de nationalisation de l?eau, du gaz et des télécommunications réalisés le Jour des travailleurs. Je demande, dans ce cas : où est la ?sécurité juridique? pour nos femmes, adolescents, enfants et travailleurs qui recherchent un horizon meilleur en Europe ? Promouvoir d?un côté la liberté de circulation des marchandises et des flux financiers, alors qu?en face nous voyons des emprisonnements sans jugement pour nos frères qui ont essayé de circuler librement? Ceci est nier les fondements de la liberté et des droits démocratiques. Dans ces conditions, si cette ?directive retour? devait être approuvée, nous serions dans l?impossibilité éthique d?approfondir les négociations avec l?Union européenne et nous nous réservons le droit d?imposer aux citoyens européens les mêmes obligations de visas qui nous ont été imposées le 1er avril 2007, selon le principe diplomatique de réciprocité. Nous ne l?avions pas exercé jusqu?à maintenant, attendant justement des signaux positifs de l?UE. Le monde, ses continents, ses océans, ses pôles, connaissent d?importantes difficultés globales : le réchauffement global, la pollution, la disparition lente mais sûre des ressources énergétiques et de la biodiversité alors qu?augmentent la faim et la misère dans tous les pays, fragilisant nos sociétés. Faire des migrants, qu?ils soient sans papier ou non, les boucs émissaires de ces problèmes globaux, n?est en rien une solution. Cela ne correspond à aucune réalité. Les problèmes de cohésion sociale dont souffre l?Europe ne sont pas la faute des migrants, sinon le résultat du modèle de développement imposé par le Nord, qui détruit la planète et démembre les sociétés des hommes. Au nom du peuple de Bolivie, de tous mes frères du continent et des régions du monde comme le Maghreb et les pays de l?Afrique, je fais appel à la conscience des dirigeants et députés européens, des peuples, citoyens et militants d?Europe, pour que ne soit pas approuvée le texte de la ?directive retour?. Telle que nous la connaissons aujourd?hui, c?est une directive de la honte. J?appelle aussi l?Union européenne à élaborer, dans les prochains mois, une politique migratoire respectueuse des droits de l?Homme, qui permette le maintien de cette dynamique profitable pour les deux continents, qui répare une fois pour toutes l?énorme dette historique, économique et écologique que les pays d?Europe ont envers une grande partie du Tiers-Monde, et qui ferme définitivement les veines toujours ouvertes de l?Amérique latine. Vous ne pouvez pas faillir aujourd?hui dans vos ?politiques d?intégration? comme vous avez échoué avec votre supposée ?mission civilisatrice? du temps des colonies. Recevez tous, autorités, eurodéputés, camarades, un fraternel salut depuis la Bolivie. Et en particulier notre solidarité envers tous les ?clandestins?. Evo Morales Ayma Président de la République de Bolivie (traduction - Juin 2008) | - NO !Sat, 21 Jun 2008 21:23:00 +0000- NO ! Le « non » que les Irlandais ont opposé au traité de Lisbonne est sans appel : 53,85 % contre 46,15% de « oui ». Le vote reflète un fort différentiel entre les classes moyennes ou privilégiées, plutôt favorables au « oui », et les classes populaires, notamment dans les zones défavorisées ou rurales. Cette nette victoire confirme le diagnostic fait en 2005 : lorsqu?on demande leur avis aux peuples sur la manière dont l?Europe se construit, leur réponse est claire, c?est « non ». L?Irlande constitue une « anomalie » : le gouvernement irlandais n?avait d?autre choix que de recourir au référendum, y étant tenu par une obligation constitutionnelle datant de 1987. Les 26 autres États de l?Union européenne ont choisi la voie parlementaire. C?est avec un certain mépris que les dirigeants européens ont accueilli la nouvelle, regrettant qu?un aussi petit peuple puisse « mettre en péril » le « projet institutionnel de 500 millions d?Européens ». Mais ce n?est justement pas le projet de 500 millions d?Européens ! C?est celui des classes dirigeantes qui, après avoir tenté de faire avaliser leur projet par les peuples afin de lui donner une légitimité, ont fait machine arrière. Les grands traits de la campagne en Irlande ne sont pas sans rappeler la situation en France, en 2005. Le camp du « oui » regroupait toutes les élites, le parti au pouvoir, Fianna Fail, le gouvernement, avec à sa tête le tout nouveau Premier ministre, Brian Cowen (son prédécesseur a démissionné à la suite d?accusations de corruption), le principal parti d?opposition, Fine Gael, ainsi que le Parti travailliste, les deux organisations patronales, les Chambres de commerce, les évêques et la quasi-totalité des médias. Leur tactique était toutefois un peu différente : pensant tirer les leçons de l?intense politisation qu?avait produite la campagne en France, la population discutant d?un texte qu?elle avait à disposition, les ouiouistes irlandais ont préféré le mépris et les arguments d?autorité, expliquant que le texte était beaucoup trop compliqué pour être compris par le tout-venant, qu?il fallait faire confiance à ceux qui savent, et répétant à l?envi que le traité est bon pour l?Irlande et bon pour l?Europe. Ils n?ont donc diffusé du texte qu?un résumé de 30 pages, quinze en anglais, quinze en langue irlandaise? Cela s?est révélé contreproductif. Le camp du « non » de gauche s?était structuré : il regroupait essentiellement de petites ou très petites associations ou organisations nationales ou locales (quatorze en tout), la seule organisation de plus d?envergure étant le Sinn Féin (qui dispose seulement de deux parlementaires). Il a pourtant fait un travail considérable. Le mépris de la presse française, stigmatisant une campagne attrape-tout, prête à ratisser jusqu?à l?extrême droite, est sans objet, car on reconnaît sans peine les thèmes de campagne : la militarisation impulsée par le traité, la menace sur les services publics notamment le système de santé et l?éducation, les questions démocratiques et institutionnelles, la priorité au « big business » contre le peuple, la dérégulation commerciale et la libéralisation au profit des puissants États du Nord contre le Sud, les graves limites de la Charte des droits fondamentaux, la protection de l?environnement. Il s?est agi d?une campagne militante, malgré le peu de ressources à sa disposition, multipliant les réunions publiques, les actions de rue, certaines avec la participation de militants venus d?ailleurs en Europe. Le « non » irlandais constitue un véritable camouflet pour Sarkozy à la veille de la présidence française de l?Union européenne. Même s?il se préparait à ce résultat depuis quelques jours, le gouvernement français n?était pas à l?unisson au départ, mais après les couacs, la tonalité est claire : il faut minimiser et avancer. Sarkozy parle « d?incident irlandais » et souhaite qu?il ne devienne pas « une crise ». Ses homologues européens en font autant : on prend acte, mais on avance. Et comment donc comptent-ils avancer ? Tous les scénarios sont envisagés, sauf le respect du vote et l?enterrement (ou au moins la renégociation) du traité de Lisbonne : l?Irlande, pays périphérique, dominé, ne vaut pas la France. Le secrétaire d?État français aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, souhaite que les Irlandais se prononcent de nouveau, plus tard. Le gouvernement irlandais considère que c?est inenvisageable. Il faut dire qu?on leur a déjà fait le coup au moment du traité de Nice, en 2002. Alors, ce qui est dans les tuyaux, c?est une Europe à deux vitesses, avec un « noyau dur », plus intégré, et une deuxième division pour les autres ! Nous ne les laisserons pas poursuivre leur projet tranquillement dans le dos des peuples. Le « non » irlandais est un encouragement, il faut reprendre la bataille contre le nouveau traité et amplifier la mobilisation pour une Europe solidaire, démocratique, au service des travailleuses, des travailleurs et des peuples, notamment durant la présidence française qui commence en juillet. ? Ingrid Haye | Conférence Nationale du Handicap : aucune avancée !Sat, 21 Jun 2008 21:22:00 +0000 Conférence Nationale du Handicap : aucune avancée ! Malgré une manifestation de 35 000 personnes, la première Conférence nationale du handicap, qui s?est tenue le 10 juin, n?a pas déçu ceux qui n?en attendaient rien? Cette conférence devait faire le point sur les avancées de la loi de février 2005 sur « l?égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ». Nicolas Sarkozy l?a ouverte par un discours devant 500 personnes, presque toutes membres d?associations gestionnaires du handicap, et pas moins de sept représentants du gouvernement. Il a annoncé la création de 50 000 places en établissements spécialisés, qui prendront en charge ceux qui sont le plus lourdement handicapés. Mais on peut se demander comment et dans quelles conditions ces places seront créées. Le Pacte national pour l?emploi des personnes handicapées considère tous les handicapés comme des travailleurs potentiels et le ton de la déclaration de Sarkozy fait craindre que la chasse aux « resquilleurs » à l?allocation des adultes handicapés (AAH) soit ouverte. L?objectif est de soustraire de son champ d?attribution nombre des 810 000 personnes aujourd?hui bénéficiaires, en leur demandant d?apporter la preuve de leur incapacité à travailler. On peut craindre que des personnes, considérées aujourd?hui comme ayant cette incapacité, se retrouvent dans des entreprises adaptées (EA) ou des établissements spécialisés d?aide par le travail (Esat), ou qu?elles soient obligées d?accepter les boulots les plus précaires. Sarkozy a confirmé la revalorisation de l?AAH (actuellement à 628,10 euros) de 25 % sur cinq ans. Cela ne fait pas le compte, quand on sait qu?un handicapé sur trois vit en dessous du seuil de pauvreté. De toute façon, les 31 euros d?augmentation de cette année sont en bonne partie amputés par la hausse du coût de la vie. Sarkozy est resté très évasif, disant qu?il comprenait la colère des personnes handicapées, qu?il était heureux que cela ne lui soit pas arrivé ni à l?un de ses enfants, que ses prédécesseurs n?avaient rien fait pour les personnes handicapées, mais aucune réelle avancée n?a été évoquée. Quatre tables rondes étaient organisées : sur l?accessibilité, l?emploi (le taux de chômage est deux fois et demi supérieur à celui des personnes valides), l?intégration scolaire (sans dire avec quels moyens) et le fonctionnement des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), dont tout le monde s?accorde à dire qu?elles subissent des disparités entre les régions. Encore un rendez-vous manqué. Les associations gestionnaires gèrent et ne veulent pas perdre leurs prérogatives qui vont s?accroître. Le gouvernement gouverne et entraîne le handicap sur une pente descendante en ce qui concerne la compensation. Les personnes handicapées attendent toujours qu?on veuille bien prendre en compte leurs revendications de non-discrimination et de droit au travail avec un salaire décent. | DES PLUMES ET DU GOUDRON POUR SOLFERINO ! AVANTI !Sat, 21 Jun 2008 21:06:00 +0000 (CHICHE????!!!)"DES PLUMES ET DU GOUDRON POUR SOLFERINO ! AVANTI ! Une idée, simple. Qui prend appui sur le fait que le PS est là où il est ,est ce qu?il est par la faveur de ce qui est et reste un vrai VOTE DE CLASSE. Elu-e-s par des voix de salariés, de prolétaires, d?ouvriers, de chômeurs, de précaires, de jeunes, le PS fait pourtant depuis trop longtemps une politique a destination exclusive des intérêts petits-bourgeois, dans sa course vaine pour remplacer le calife à la place du calife. Ils nous ont volé le référendum le 4 février 2008, ils sont toujours prêts à négocier avec l?UMP, la droite, le MEDEF, ils font la promotion des PPP, déconstruisent le service public, ont privatisé autant que la droite, ils trahissent dès qu?ils peuvent à peine posées leurs fesses sur les bans du parlement européen, eux et leurs compères espagnols et allemands qui viennent de faire passer la directive "retour". Depuis quand ne les a t on plus vus aux manifestations des syndicats, comme le PCF ou la LCR? Depuis une éternité ! Ils nous méprisent, et nous ne sommes bons qu?à les élire "faute de mieux". Nous valons moins que ces Enarques, ces petits-bourgeois arrogants et sûrs d?eux mêmes? NON ET NON. Ne le laissons pas nous trahir indéfiniment, sur l?Europe, sur nos institutions, nos droits fondamentaux, nos acquis sociaux... alors que ces députés et sénateurs s?engraissent tranquillement et construisent leurs petits pécules sur le dos de la République. TROP C?EST TROP, et en "prévention" des votes sur la constitution, et de toute la casse sociale à laquelle ils assistent complices ("oui oui il faut réformer les retraites", "oui oui il faut réformer l?université" etc....), en représailles de toutes les saloperies qu?ils nous ont faites depuis, au pire 1983 au mieux 1997, allons les rouler dans le goudron et le plumes, leur rappeler, à ces Royal, Hollande, Valls, Delanoe, Aubry et cie ce que c?est que "LE PEUPLE DE GAUCHE". Ce "peuple de gauche", ce sont des prolétaires et ON EN A MARRE DE SE FAIRE BAISER, MEME EN ROSE. Organisons rapidement une énorme manifestation populaire avec casseroles et tomates pourries rue de Solférino devant le siège du PS pour réclamer NOTRE DU, c?est à dire une politique pour nous, une opposition REELLE pour NOS INTERETS, ceux de nos mômes et ceux de nos vieux. Qui nous a amené Sarkozy ,sinon leur politique de renoncement ,de trahisons ,d?aménagements ! Les étrangers attendent leur droit de vote depuis environ.. 1981 ! Les banlieues attendent la mixité sociale, le confort, la culture, l?accessibilité, l?emploi, la beauté depuis à peu près autant ! On attend toujours qu?ils défassent, quand ils sont au pouvoir, ce que la droite a fait contre nous. ET RIEN. JAMAIS. Même la belle idée des 35 heures ils ont réussi à la saborder en pliant devant le patronat. Qui paie l?addition aujourd?hui? NOUS. LES MANDANTS VONT DEMANDER DES COMPTES A LEURS MANDATAIRES ! | | | |
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