deux jeunes étudiants, planqués de l'éducation nationale, ont décidés de transcrire leurs impressions sur notre monde: actualité, politique, cinéma, musique, cuisine, coup de coeur
Lire le dernier thriller de Harlan Coben, c'est comme faire l'amour à une inconnue. On attend ça avec impatience, quand ça arrive on attaque sans attendre, quand c'est fini on voudrait vite recommencer. Enfin, beaucoup de choses dans la vie sont comme faire l'amour à une inconnue...
Cette fois-ci, l'auteur de Ne le dis à personne nous narre l'histoire de Paul Copeland, un procureur qui va se replonger dans une affaire, datant d'il y a plus de vingt ans, où quatre personnes avaient disparu d'un camp de vacances. Précisons que Paul était alors un des animateurs du camp de vacances...
Comme à l'accoutumée, le roman se dote d'un rythme effréné, d'un suspense implacable et d'une intrigue surprenante. L'ennui n'a pas le temps de s'installer : on enchaîne les rebondissements, les révélations, les nombreuses directions de l'enquête. Les pages défilent aussi vite qu'un avion de chasse. Chaque chapitre nous magnétise, on ne s'ennuie pas, on reste accrocher, la fatigue s'absente pendant un long moment. Ce livre est nourrissant, pas besoin de manger. Rien n'est aussi passionnant que de lire ce chef-d'oeuvre.
C'est déjà fini ? Vivement le prochain.
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Avec mon collègue, le superbe et élancé Pikrout, nous nous sommes motivés pour aller bosser quelques heures à la Bibliothèque Universitaire. Nous nous étions donnés rendez-vous sur le parking, puis nous sommes partis, tout guilleret, rejoindre le haut-lieu de la connaissance.
La première difficulté fut de trouver un endroit où étudier en paix et où, surtout, nous pouvions relier au secteur nos rutilants ordinateurs portables. Cent trente-huit pas et demis furent nécessaires... Confortablement assis, nous allumons nos bêtes et c'est parti. Un petit tour sur MSN, nous vérifions nos boîte e-mail, une petite vidéo pour se marrer, un rapide passage sur nos blogs préférés... Allez, nous nous mettons à travailler. Déjà une heure dans la bibliothèque.
Autour de nous, nous sentons une hostilité involontaire. A gauche, un doctorant boutonneux planche sur l'hypothèse de Riemann qui est une conjecture formulée en 1859 disant que les zéros non triviaux de la fonction zêta de Riemann ont tous pour partie réelle 1/2. Ah ouais ? A droite, une belle demoiselle aux pieds nus essaie d'apprendre par coeur son manuel de hépato-gastro-entérologie qui n'offre que cinq cents soixante-douze pages. Selon elle, ce n'est qu'un ouvrage un peu bâclé qui n'explore pas entièrement le domaine. Ah bon ?
Nous, nous sommes installés face à l'entrée, histoire de surveiller les entrées et les sorties. Nous travaillons ardemment à déshabiller des yeux les jeunes filles qui passent nonchalamment. Pour certaines, c'est très facile. Il faut dire qu'il fait chaud aujourd'hui. Nos rétines n'arrêtent pas, le défilé est impressionnant, le niveau moyen est remarquable. A l'aide de Excel, nous traçons successivement des courbes de fréquentation en fonction du temps, tout cela implémenté en prenant en compte la densité de peau visible. Les résultats ont l'air satisfaisant, nous nous sentons prêts à soutenir nos travaux face à une assistance d'experts.
Waou, il est déjà vingt heures ! Nous devons penser à rentrer à la maison. Ce n'est pas le tout d'exercer son regard sur les mystères de l'humanité féminine ! Avant de conclure la journée, nous pourrions passer chez Mc Do, s'installer dans le canapé, une bière à la main, Mon Incroyable Anniversaire (MTV) à la télé... Et ressasser les meilleurs moments de la journée.
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En écoutant l'excellente émission de Jean-Marc Morandini le midi sur Europe 1, je fus surpris que ce sujet soit abordé. Les journalistes Jean-Yves Guérin et Laurent Jaoui venaient parler de leur livre intitulé Noirs en bleu, édité chez Anne Carrière, qui donc traite du racisme au sein de ce sport universel qu'est le football.
La première remarque que je me suis faite est : comment peut-on parler de racisme dans le football alors que l'équipe de France, par exemple, est une belle preuve de mélange des couleurs de peau ? Certains ont la peau noire, comme Patrick Vieira ou Thierry Henry, d'autres sont d'origine maghrébine, comme Karim Benzema ou Hatem Ben Arfa. Alors, où est le racisme ?
La subtilité, et tout le mérite de l'investigation, est de regarder les autres métiers qu'offrent le football. Eh oui, il n'y a pas que les joueurs qui sont impliqués, il y a aussi les présidents, les entraîneurs, les arbitres, les agents. Et là, incontestablement, la diversité ethnique est moins flagrante. Bien sûr, quelques exceptions viennent confirmer la règle, mais le problème est bien clair : un joueur de foot de couleur fera difficilement évolué sa carrière vers d'autres fonctions.
Avant de tirer des conclusions trop rapidement, le mieux serait que ce sujet soit étudié par d'autres acteurs comme des sociologues. Leurs points de vue objectifs apporteraient des explications, des réponses et de nouveaux axes de réflexion. A quand une thèse sur le racisme dans le football ? Il me semble que ce serait la meilleure chose que le livre de Jean-Yves Guérin et Laurent Jaoui pourrait initier. Ceci serait une belle avancée et permettrait d'éradiquer en partie ce fléau désolant.
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Suite à une trilogie légendaire, le duo Spielberg/Lucas remet le couvert 19 ans après le dernier épisode. Logiquement, le film est très attendu par le public nostalgique de suivre un aventurier unique dans ses pérégrinations menées tambour battant. De plus, le long-métrage est projeté en avant-première au Festival de Cannes, ce qui donne un relief non négligeable à la promotion de ce nouvel opus.
Alors, que dire ? Ce n'est pas le chef d'oeuvre attendu, mais ce n'est pas non plus une bouse sur laquelle pourraient glisser les critiques faciles. Dans son ensemble, on retrouve l'ambiance des précédents films : de l'action, des cascades à la chaîne, des courses poursuites à en couper le souffle, un humour décapent, des paysages magnifiques... Malgré ses 66 ans, Harrison Ford tient la route en papy globe-trotter, il conserve sa superbe et n'a pas à rougir face au jeune et talentueux Shia LaBeouf. Du côté de la mise en scène, rien à dire. Efficace, léché, original. Du Spielberg quoi.
Le hic vient du scénario, et plus précisément de la conclusion de l'histoire. Si, pendant un peu moins de deux heures, on y croit dur comme fer, la fin provoque un rire nerveux annonçant une légère nausée. Et dire qu'on était bien calé dans son siège à rêver au secret du crâne de cristal... Non, la révélation finale ne peut pas être ce qui est proposé, c'est improbable et surtout ridiculement farfelu ! Merde, pourquoi gâcher le tout avec deux trois lignes de scénario digne d'un cocaïnomane en pleine descente ? FUCK !
Bon, ce n'est pas de l'argent perdu, mais c'est difficile de se faire mal juste à la fin du film. Peut-être que c'était une bonne blague et qu'il vaut mieux en rire...
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Je nous ai trouvé une nouvelle lubie Jul! Ca te dit de défier les internautes du monde entier à travers des compétitions des plus bizarres aux plus "Mon incroyable talent"?
En fait au hasard de la navigation internet je suis tombé sur ça:
Et franchement, tu sais que Jessica Alba est pour moi la preuve qu'un dieu existe (ce qui explique aussi l'existence de Ronald Macdonald peut être), j'ai donc regardé la vidéo. Le message subliminal a marché, elle m'a hypnotisé, j'ai été voir ce fameux site www.ibeatyou.com.
Génial! Ce website sort tout droit des cerveaux maladivement ingénieux de 2 amis, Cash Warren, boyfiend de Jessica Alba et dans l'attente d'un enfant avec elle (ah oui aussi assistant-réalisateur sur Les 4 Fantastiques), et Baron Davis, basketteur nba-esque.
Le principe est simple: tu te mesures aux autres surfeurs en leur lançant des défis ou en participant aux leurs en photo, en vidéo ou à l'écrit. Et y en a pour tous les goûts: concours du plus longtemps sans cligner des yeux (Jesica Alba grande première bien évidemment), des plus belles chaussures ou du meilleur slogan qui illumine ta vie! Sur ça, tout le monde peut voter, laisser des commentaires et à la fin du temps imparti, un gagnant est désigné... et a le droit de recommencer! C'est juste pour le fun comme on dit mais c'est tellement bon!
Mais il faut être patient car ce site n'a que 2 mois et risque de faire un sacré buzz, avec en plus la magnifique Nancy de Sin City en vitrine markéting, ça ne peut que aller! Vivement la traduction en français!
A consommer avec modération, on devient vite... accroc!
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Suite à la polémique quant au nouveau clip de Justice, "Stress", réalisé par Romain Gavras de Kourtrajmé (voir ici pour vous faire une idée), un article s'imposait pour décrire l'ambiance d'un concert des auteurs du tube D.A.N.C.E.
En arrivant dans la salle, un premier constat s'impose : tous les styles sont réunis. Il y a des branchés, des rockers, des rappeurs, des fashion victims, des guignols, des enfants et des parents. C'est plutôt rare pour être signalé : la musique de Justice ne divise pas, elle rassemble toutes les tribus.
Tout le monde se fout de la première partie. Les gens sont venus écouter Justice putain ! L'ambiance est énorme. Les corps impatients s'agitent, s'énervent. La croix symbolique arrive, les techniciens installent les murs Marshall... Mais où sont Xavier de Rosnay et Gaspard Augé ?
Les voilà ! Le set commence sans attendre. Le son claque direct. On est prévenu : pas question de réécouter les titres de l'album niaisement, les artistes remixent puissamment et ça pète. Bien sûr, on reconnaît les morceaux, ça rassure certains, un peu désorientés. Le résultat est sans appel : la salle est survoltée, ça saute de partout, les fans sont en transe, ça enchaîne, le temps défile sans prévenir.
Et c'est déjà fini ! Merde, on a envie de rester dans cet atmosphère particulier, original, extatique. Un petit rappel et retour à la réalité : il faut partir. On a reçu une claque, Justice nous a donné la patate, l'album du groupe va tourner sur les iPod pendant des mois. Franchement, même si le duo avoue une direction musicale pop et disco, le set de Justice aurait très bien eu sa place dans une rave party. C'était de la bombe ! Vivement le prochain concert !!!
En tapant le mot "pouvoir d'achat" sur Google, on trouve plus de deux millions de références. En ouvrant un journal, ce terme revient fréquemment. En regardant la télévision ou en écoutant la radio, on entend que ça. Mais, au-delà de ce sujet de discussion et du débat actuel, comment voit-on apparaître ce problème de pouvoir d'achat dans la vie quotidienne ?
Apparemment, les ventes de machines à coudre et de machines à pain ont explosé. Aussi surprenant soient les chiffres, on constate que les gens ont tendance à fabriquer eux-mêmes leurs vêtements ou leur pain, histoire de baisser le coût du produit fini. On peut aussi observer que les hauts revenus fréquentent de plus en plus les hard discount, ou que les magasins d'achat-vente voient le nombre de leurs clients en expansion. J'en passe et des meilleurs...
En voilà une de meilleure... Hier, je faisais tranquillement les courses dans un hypermarché quand, attendant mon tour à la caisse, j'ai vu déboulé un homme avec un carton de télévision sur la tête. Qu'a-t-il fait ? Le carton toujours sur la tête, il est passé en courrant à la caisse réservée au détenteurs de la carte de l'enseigne, sous le nez de la caissière qui s'ennuyait fermement à attendre un client, et a essayé de s'enfuir du magasin. Évidemment, le malheureux n'est pas allé bien loin mais c'était bien tenté quand même. Une belle et courageuse réaction au manque de pouvoir d'achat !
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Quelle surprise que de découvrir sur les étalages d'un supermarché des pancakes prêts à être dégustés ! Un test s'impose...
La marque Pasquier propose un paquet divisé en cinq sachets de deux pancakes. Pratique pour le petit-déjeuner. L'ouverture se fait facilement, on découvre le produit. Au toucher, c'est plutôt gras et, oh zut, ça se déchire facilement. Le pire arrive quand on veut ajouter du miel, de la confiture ou du Nutella : le pancake s'émiette. En bouche, on espère retrouver le goût légendaire mais on se contente d'une sorte de pâte granuleuse, sans saveur et finalement écoeurant, immangeable. Échec total !
Maman peux-tu me faire de vrais bon pancakes s'il te plaît ?
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Avec 1 chance sur 70 millions de gagner le gros lot à l'euro million, vous avez plus de probabilité d'être et de devenir un citoyen américain. Tous les ans, le gouvernement Américain distribue au tirage au sort quelques 50000 Green Card sur les 8 millions d'inscrits à ce qui s'appelle la "Green Card Lottery".
La Carte Verte est le sésame pour aller tenter le fameux et non moins réel American Dream. Ce pass permet de travailler et de résider à vie sur le sol américain (droit de vote exclu, étonnement j'ai envie de dire). Mais quiconque ne peut y participer bien évidement, le rêve a ses limites. Seul sont admissibles les candidats dont la représentativité ethnique est faible. Donc vous comprendrez bien que des pays tels que le Mexique (ah! bizarre, non?) ou la République Populaire de Chine en sont exclus. Et bien sur, il faut pouvoir attester d'un certain niveau scolaire (bac +2) et d'une expérience professionnelle réelle. En gros, les jeunes cadres dynamiques prêts à participer aux subprimes, à rouler en gros 4x4 à 15L aux 100 et à vivre dans un pays climatisé sont les "Elus".
Avec des tarifs allant de 59 à 239 euros suivant si vous êtes célibataires ou si vous disposez d'un conjoint potentiel dans vos bagages, cette loterie peut malgré tout offrir un très beau tremplin pour une nouvelle vie... ou pas. Car ce n'est pas une carte de crédit, et nombreux en reviennent faute d'argent. Les Etats-Unis est le pays des self-made-man mais aussi celui responsable des subprimes.
A quand une Green Card à gagner aux "Enfants de la télé" ou à "Attention à la marche"?
Bien-sûr, le site officiel de la loterie (peut être serez-vous tenter, on ne sait jamais) et attention aux escroqueries, seul celui-ci est valide: Diversity Visa Lottery.
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Le blockbuster du moment ! Du spectacle : en veux-tu ? En voilà ! Tu en auras pour ton argent...
Les américains savent faire un film qui rapportera des dollars : un personnage connu des comics Marvel, un scénario bien ficelé, un budget presque illimité, une réalisation efficace, des effets spéciaux détonants, un Robert Downey Jr sur-préparé, un final heureux...
On regrettera juste : la publicité sans fin parfaitement intégré au film, un manichéisme trop appuyé, la condescendance intrinsèque envers les non américains, des répliques simplistes ("Mais vous allez mourir !"), Gwyneth Paltrow en greluche façon Kirsten Dunst dans Spiderman...
Quoi qu'il en soit, ça vaut le coup d'y jeter un oeil...
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