Sylvain's place
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The reader (Le liseur)
Le purin dans les yeuxAlors quoi ?! On voulait prouver qu?il était possible de faire verser une larme sur une nazi(e) ? OK, c?est fait. La belle affaire. Comme s?il était possible de s?insinuer sous le scalp d?un être humain, de regarder sa vie par ses yeux, de ressentir ses émotions, sans y trouver une partie de nous-même, tout bon et généreux que nous pensions être, sans se surprendre à ne pas y retrouver cette noirceur et cette antre du mal qu?on aimerait tant débusquer dans le crâne des pires monstres. Et alors ?Affiche France (movieposterdb.com)Alors, c?est là qu
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District 9
ET or not ETPrésenté en avant-première au Festival du Film Américain de Deauville 2009, « District 9 » prend sur lui la section Science-fiction / Fantastique / Anticipation de la sélection. L'année dernière on avait eu « Hellboy », dans un autre genre, par un réalisateur mexicain. Cette année, c'est à un sud-africain, Neill Blomkamp, qu'on a confié la mission. Et pour faire bonne mesure, c'est Peter Jackson qui s'est collé à la production, « Le seigneur des Anneaux » constituant une bonne carte de visite devant l'audience du genre.Affiche France (movieposterdb.com)Wikus Van
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Precious
La spirale du ghettoSéquence émotion. Le 35ème Festival du Film Américain de Deauville a potentiellement dégotté sa Palme d'Or, ou ce qui en fait office ici. Témoin la réaction du public, débout et applaudissant des deux mains un réalisateur un peu timide, Lee Daniels, accompagné par le jury également debout m'a-t-on dit (je ne l'ai pas vu, masqué qu'il était par la foule) à la fin de la projection de « Precious », produit en 2009. Ce n'est pas commun. Mais je me souviens de la même réception du public pour « The fountain », il y a quelques années, qui ne s'était pourtan
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Shrink
L?homme qui ne rétrécit pasEn compétition au Festival du Film Américain de Deauville 2009, c'est au tour de « Shrink », un film de Jonas Pate en 2009 d'entrer en lice. La présence Kevin Spacey au générique fait qu'on abandonne pour quelques instants le soleil enfin revenu pour aller s'enfermer encore une fois au lieu d'aller flemmarder sur la plage, mais il faut bien avouer que l'envie poussait plutôt vers la seconde option. Enfin, on est là pour le cinoche, alors cinochons mon brave.Affiche USA (movieposterdb.com)Henry Carter (Kevin Spacey) est un célèbre psychiatre d'Hollywood
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The good heart
A votre bon c?urEncore un joli moment au Festival du Film Américain de Deauville 2009 avec la présentation en compétition de « The good Heart », un film de 2009 de Dagur Kari qui signe non seulement la réalisation, mais aussi le scénario et qui cosigne la musique. Un petit film attachant dans une drôle d'ambiance américano-française tellement naturelle qu'elle ne se dit même pas et est encore moins expliquée.Affiche USA (movieposterdb.com)Lucas (Paul Dano) est un jeune SDF, d'une gentillesse proche de la simplicité, qui vit sous un pont à New York et qu'une tentative de suicide
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The open road
On the road againNouvelle avant-première au Festival du Film Américain de Deauville 2009, avec « The open road», un film pondu en 2008 par Michael Meredith. Autant la météo d'hier laissait planer un doute sur l'envie de se plonger dans « Shrink », autant celle d'aujourd'hui n'était pas plus tentante que ça et passer quelques heures sous cloche ne posait pas vraiment de problème. Et pardon aux aficionados de Kevin Spacey, mais voir Jeff Brigges dans ses ?uvres est certainement plus à mon goût.Affiche USA (movieposterdb.com)Carlton Garett (Justin Timberlake) est un jeune et promett
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The time traveler's wife (Hors du temps)
Le poids de la chargeEt hop, c'est parti pour un nouveau Festival du Film Américain de Deauville, le 35ème du nom en 2009. On ne peut pas dire que la météo soit clémente, après un été torride et un virage à 180 degrés la veille de l'ouverture, mais bon, si c'est pour rester enfermé toute la journée dans une salle de cinoche, dîtes moi un peu ce que ça peut faire ! Bien sûr, ça décoiffe un peu pour se rendre aux projections et ça éternue un peu dans les files d'attente. Et alors ? Quelqu'un s'intéresse à ce que je sois bien coiffé ? Et de toute façon, comme la grippe A va
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World's greatest dad
Comédis-moi toutA nouveau un film en compétition au Festival du Film Américain de Deauville 2009. La récolte continue dans le cinéma indépendant qui aurait eu peu de chance de s'exprimer au sein des grands studios. Ce coup-ci, c'est au tour d'un dénommé Bobcat Goldthwait de présenter son « World's greatest dad ».Affiche USA (movieposterdb.com)Lance Clayton (Robin Williams) est un petit professeur de poésie dans un collège qui a un peu de mal à assumer l'échec de sa vocation d'écrivain dont les manuscrits lui sont systématiquement renvoyés. Il vit seul avec son fils Kyle (Dary
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Underwater! (La Vénus des mers chaudes)
Le faux espoir d'un bain de jouvenceLes antiquités du cinéma prennent souvent moins de rides qu'on pourrait le croire. « Le petit Lord Fauntleroy » ou « Le mouron rouge » vous plongent en quelques minutes dans un bain de nostalgie se muant rapidement en un doux bain de jouvence. « La Vénus des mers chaudes », de son vrai nom « Underwater! », est pour sa part une excellente illustration de cette règle, dans la mesure où elle fait figure d'exception, de ces exceptions qui sont supposées venir confirmer la dite règle.Le film vit le jour en 1955, sous la direction de John Sturges. J
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My Winnipeg (Winnipeg mon amour)
La fourche du ManitobaComment décrire cette étrangeté pondue par Guy Maddin en 2007 qu'est « My Winnipeg » (Winnipeg mon amour) ?Peut-être en avouant tout de suite que Tonton Sylvain, quoique parfois partant pour des aventures inattendues, ne se serait sans doute pas lancé sur l'affaire si le hasard d'un DVD qui traînait par là et la promesse de Madame faite à un copain d'en lire et d'en commenter le contenu ne lui avaient substantiellement forcé la main. Autrement dit, et plus simplement, littéralement fait comme un rat, Tonton n'avait plus d'autre choix que de s'avaler la chose s
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Land of the Pharaohs (La terre des Pharaons)
Curiosité sur le NilPas grand chose à se mettre sous la dent en ce week-end du 15 Août. Et puis soudain, posé comme par hasard au milieu de pas grand chose, on tombe sur une pépite déterrée par une chaine du satellite, « Land of the Pharaohs » (La terre des Pharaons), pondu par Howard Hawks en 1955. Avec en plus William Faulkner à l'écriture et Dimitri Tiomkin à la musique ? excusez du peu ! Alors, même s'il fait beau dehors, on se laisse tenter, c'est humain, qu'est-ce que vous voulez.Le Pharaon Khuru (Jack Hawkins), de retour d'une de ses campagnes guerrières, décide de se f
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Taking Woodstock (Woodstock Hotel)
Le choc des civilisationsCe n?est pas un scoop, mais le film d?Ang Lee, « Taking Woodstock » (« Woodstock Hotel » pour les amateurs de VF), sorti en 2009 et présenté à Cannes puis à Deauville la même année, n?est pas un film musical. Et quiconque s?attendra à visionner un concert mythique en sera pour son temps perdu. Par contre, si on recherche une vision nostalgique sur une époque à l?occasion de la préparation du fameux concert, on en aura pour son argent, et bien plus. Tonton Sylvain, lui, ne savait pas trop à quoi s?attendre, alors pas vraiment de risque d?êt
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The informant
Le nec le plus ultraOn aimerait avoir des choses à raconter à propos d?un film de Steven Soderbergh. On aimerait se dire « Je l?ai vu en avant-première au Festival du Film Américain de Deauville 2009, et ça valait le déplacement ». On aimerait pouvoir décortiquer le film, son sujet, son traitement, sa mise en scène, la performance des acteurs, la dextérité du scénariste ou celle du réalisateur. Et puis voilà que tout tombe à plat. Bien sûr on a vu sur scène un scénariste hilare, Scott Z. Burns, et un Soderbergh plus vrai que nature, en clown triste déguisé en Gil et Ge
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Cold souls
Paul Giamatti tel qu?en lui-mêmeEt si l'âme était un organe comme un autre ? Un organe qu'on pourrait prélever, greffer, échanger ? Un organe qui pourrait se stocker, faire l'objet d'un trafic ? C'est par ce genre de questions que le Festival du Film Américain de Deauville 2009 a choisi de cueillir à froid le spectateur avec le premier film présenté en compétition, « Cold souls », un film de 2009 de Sophie Barthes. Ca sent au choix le burlesque ou la prise de tête. Incapable de se décider entre les deux options, Tonton Sylvain se gratte la tête et se présente avec ses doutes
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The messenger
L'arrière de l'avantNouveau compétiteur au Festival du Film Américain de Deauville 2009, avec « The messenger », un film pondu en 2009 par Oren Moverman. Encore un film sur la guerre d'Irak ? Oui et non. C'est bien le contexte général, mais ça pourrait aussi bien se situer dans celui de n'importe quelle guerre. Car le sujet n'est pas tant celui de la guerre que d'une des articulations entre le monde militaire et le monde civil en temps de guerre.Le sergent Will Montgomery (Ben Foster) a été blessé au front et est affecté, pour ses derniers mois de service, à un poste non combattan
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Burn after reading
A, B, C, D, ... se fond des noeudsTonton Sylvain s'est laissé avoir ! Les Champs-Elysées, un samedi après-midi, un froid de canard malgré un soleil timide, de congés pour les fêtes, une comédie annoncée, des stars américaines au générique, Madame qui tire par la manche ... La totale, quoi. Vous seriez pas tombés, vous ? Prétentieux, va ! Tonton Sylvain, lui, il s'est fait prendre ... mais au moins il avoue, il fait pas le fier à bras, lui. En tout cas, c'est comme ça qu'il s'est retrouvé dans une salle déserte, ou quasiment, devant la livraison du moment des frères Joel et Et
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Secret défense
L'arroseur arroséHeureusement que Philippe Haïm, le réalisateur de « Secret défense », ne ménage pas sa peine pour expliquer et défendre son film prévu pour sortir le 10 Décembre 2008. C?est vrai qu?une petite séance d?explication publique ne fait jamais de mal, mais là, c?était vraiment un plus de pouvoir relire le film juste après sa projection avec Philippe Haïm en guise de guide, dans une salle privée de chez UGC. Et naturellement, Tonton Sylvain, souvent sur les bons coups, ne s?était pas fait prier pour poser une fesse sur les fauteuils moelleux. Ou plutôt si,
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Agathe Clery
Noir, c'est noir !Le sujet est bien tentant. Le casting pas insupportable. Le réalisateur paré d'un talent certain. Alors pas trop d'hésitation en cette période de fêtes et de froid glacial pour entrer se réfugier dans la douce chaleur d'un cinéma de Montparnasse en occupant le temps avec le dernier film en date d'Etienne Chatiliez, « Agathe Clery ». Le film est sorti depuis un mois pile, et la salle est pleine. Pas la plus grande du multiplex, mais quand même. S'il faut en juger juste à cela, ça ne s'annonce pas trop mal, si ce n'est la horde de pipelettes qui ont du mal à se ret
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The Spirit
Black SpiritSans mettre de fausse coquetterie où elle n'a rien à faire, si quelqu'un a compris quelque chose à cette histoire et veut bien lui faire partager sa découverte, Tonton Sylvain est preneur. Et pourtant, il ne se laisse habituellement pas facilement avoir. Il a de la persévérance, le bougre. Au point de se cacher dans le fond de son fauteuil pour laisser venir la séance suivante et pousser une deuxième tentative de décrypter le scénario. Mais malgré cela, rien à faire. Nom d'un chien, ça va pas être commode de dire quelque chose de ce film de Frank Miller, sorti fin 200
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La belle personne
De l'inutilité des chosesTonton Sylvain n?est pas un fin lettré. Pas de quoi en être fier, mais c?est comme ça. Et encore moins en littérature classique, s?il est possible de trouver encore un moins à quelque chose. Alors dire qu?il avait d?emblée repéré que « La belle personne » de Christophe Honoré était une adaptation en 2008 de La Princesse de Clèves de Mme de Lafayette serait un gros et vilain mensonge. Non, il a fallu qu?on lui mette sous le nez et qu?il aille ensuite y voir de plus près. De là à dire qu?il s?est passionné pour la tâche, il y a plus q
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