Présentation du site Les ULESKI : politique et societe :
Nîmes, une ville... que c'est pour rien !
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Je viens à Nîmes pour enterrer mon frère.
Je redécouvre la ville que j'ai laissée voilà quelques semaines et que je retrouve toujours en l'état, quelle que soit la durée de mes absences.
Au premier coup d'oeil, une ville pour rien ; si on oublie le centre ville, bien évidemment ! Business oblige !
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Ah ! Nîmes, l'éternelle !
Avec ses trottoirs sur lesquels les personnes âgées se fracturent ou bien, pire encore, se cassent la jambe deux fois par an (ma mère qui a 76 ans en sait quelque chose) et ce, tout simplement parce qu'ils n'ont pas la chance de vivre dans le bon quartier, à savoir : celui du centre ville ; commerces, business, aux trottoirs irréprochables ceux-là, aux appartements cossus et par voie de conséquence, bourgeois : précisément ceux qui renouvellent sans faillir le mandat de cette équipe municipale aux commandes d'une ville pour rien ou pour si peu.
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Disons les choses : dans cette ville, seules les femmes sont dignes de respect !
Et pas n'importe lesquelles : filles et femmes issues de la communauté Harki et les beurettes, très jeunes, jeunes et moins jeunes qui battent le pavé à la recherche d'un emploi, besogneuses, à servir en brasserie du matin au soir ou dans les commerces (quand on les accepte).
Les hommes, eux, assis sur les terrasses des cafés, renouvellent leur consommation une fois toutes les quatres heures... tout fauchés qu'ils sont ! (les créations d'emplois à Nîmes sont proches - m'a-t-on murmuré - d'une province appartenant à un pays comme le Bangladesh)
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Une consolation, tout de même : je n'aurai jamais plus à revenir à Nîmes, ma mère quittant définitivement cette ville après le deuil qui nous frappe.
Alors, en guise d'adieu...
Olé ! Au passage du taureau sous la cape, le coude bien haut, entre deux renvois et un vomi pour cette ville pour rien, pour si peu et pour personne.
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