Présentation du site Le palmarès des vins :
Il faut vivre avec la nature, accepter ses aléas, profiter justement des nouvelles techniques pour mieux les combattre, mais toujours différencier chaque millésime, lui rendre son style, et les techniques ostentatoires ne servent pas à grand chose si l'on a pas un terroir. La priorité, c'est laisser s'exprimer son terroir, en respectant la vigne, en limitant les rendements, en pratiquant la lutte raisonnée, en laissant faite la nature, qui n'a besoin de personne... Un bon vigneron, qui fait un bon vin, n'a pas besoin de se justifier ou de se déjuger. Quand on a chance de pouvoir sortir de son terroir un Sancerre minéral, un Châteauneuf-du-Pape épicé, un Pomerol qui sent la truffe, un Sauternes issu du Botrytis... on n'a pas besoin de tricher. On a besoin ensuite de le faire savoir, de communiquer, d'expliquer pourquoi tel terroir donne à son raisin, puis au vin, ce goût de poivre ou de cannelle, tel autre celui du chèvrefeuille ou du cassis. L'usage de la barrique peut être incontestablement un plus, encore faut-il savoir le maîtriser. L'abus de la barrique est venu d'une connivence entre des critiques, des marchands, des personnes souvent extérieures au vin, françaises ou étrangères, qui se sont mis d'accord avec certains propriétaires pour essayer de faire des vins qui allaient sortir de l'ordinaire, dont tout le monde allait parler et qui se vendraient chers, ce système fonctionne, 6 mois, un an... mais l'on observe que ce marché-là est en chute libre depuis que les gens qui savent acheter le vin, ceux de la vieille Europe ou du marché anglo-saxons, s'en détournent désormais, à force d'avoir été trop pris pour des pigeons.
|