Présentation du site La formation via l'aventure :
Olivier Soudieux
Aventurier - Consultant - Conférencier
Faites-vous connaître gratuitement ! Publiez des Sagesses issues de vos propres expertises. (Voir les bénéfices ici).
Ce que l'expérience nous enseigne
La confiance n'exclut pas le contrôle.
Risques
Ce n'est pas Jérôme Kerviel qui le dit, mais un de mes compagnons de cordée. Nous avions déjà eu de nombreuses fois le plaisir partagé de gravir ensemble des itinéraires lorsque, équipés de notre baudrier, mousquetons et autres pitons pour roches dures, nous allions débuter l'ascension d'une nouvelle voie d'escalade : 230 m d'ascension verticale et technique. Alors que j'allais m'élancer, il me fit remarquer que mon noeud d'encordement n'était que partiellement réalisé...
Même après des années, même lorsque la compétence de l'autre est plus qu'attestée, dans l'intérêt de tous : la confiance n'exclut pas le contrôle.
En savoir plus, question, commentaire
Dépêche-toi ! ... et tu perdras du temps !
Gestion du temps
Alors qu'elle garait son véhicule à l'entrée d'une grande ville avant de prendre les transports en commun, une amie en retard, vit le bus arriver. Craignant de le manquer, elle mit précipitamment ses clefs dans son sac, courut, et fit signe au chauffeur. Elle pu ainsi monter in extremis, et arriver à l'heure sur son lieu de travail. Plus tard, elle se rendit compte que les clefs étaient tombées durant sa course. Ce jour là, elles n'avaient pas été rangées dans la poche avec fermeture éclair prévue à cet effet.
Sous stress, parfois, une petite voix nous presse de nous dépêcher. Lorsque c'est le cas, il est utile de confronter ce qu'elle nous dicte aux possibles conséquences. Est-il effectivement utile de se dépêcher plus ? Est-ce nécessaire ? En a-t-on les moyens ? Accélérer encore va-t-il nous faire rouler plus vite, ou nous déporter dans le fossé au prochain virage ? Dans le contexte de l'instant, faire plus vite va-t-il contribuer à faire mieux ? Dépêche-toi, et tu va gagner du temps. Dépêche-toi encore... et tu en perdras !
En savoir plus, question, commentaire
Il faut savoir jusqu'où aller trop loin !
Risques
La montagne est un lieu de contemplation. C'est aussi un lieu de compétition, donc d'entraînement à la performance sportive pure. Dans une vallée reculée, un spécialiste des courses de ski alpinisme s'entraîne, deux jours avant la fermeture officielle de la route en raison de l'hiver. Il se met à neiger alors qu'il gravit les pentes à la vitesse de la lumière et les redescend comme une fusée venue des cimes. En milieu d'après-midi, les flocons se font de plus en plus nombreux. L'homme a déjà accumulé un dénivelé conséquent mais il se sent en bonne forme. Il réalise un nouvel aller-retour sur un sommet secondaire. Quand il rejoint son véhicule, une imprévisible coulée de neige coupe la route. C'est à pied qu'il devra rejoindre, en plusieurs heures, le prochain village. Toute la nuit, la neige tombe, dense. Au point que la décision est prise de fermer définitivement la route pour l'hiver. Au printemps, il retrouvera sa voiture. Les cycles de gel et dégel auront rendu inutilisables toutes les pièces en caoutchouc du pare-brise et des portières.
Malchance ou incident dont le compétiteur a favorisé l'apparition ? Deux facteurs de risque existaient dès le premier instant : il était prévu de fermer la route sous peu et la neige est rapidement apparue. S'entraîner ailleurs ce jour-là était-il impossible ? Lorsque la chute de neige s'est montrée plus intensive, sans doute aurait-il été bienvenu de constater l'évolution du risque et renoncer à la dernière ascension. Mais est-il simple de rester à l'écoute des changements lorsque l'on court ? Certaines limites sont faites pour être respectées, d'autres pour être dépassées. Mais même dans le second cas, il faut savoir jusqu'où aller trop loin !
En savoir plus, question, commentaire
La bonne décision n'est pas forcément celle qui produit le bon résultat !
Management
En 2001, j'étais l'un des dix membres de l'expédition partie au Népal pour tenter de réaliser la 2nde ascension du Himlung Himal, un sommet d'un peu plus de 7.100 m. Nous n'avions à l'époque que très peu d'information sur l'itinéraire, et découvrir le cheminement faisait partie intégrante des difficultés. D'après ce que nous avions pu apercevoir de loin durant la marche d'approche, deux grandes stratégies étaient envisageables : un itinéraire au plus court, relativement direct vers le sommet, ou un très long détour par une arrête suceptible de nous mener au but par un cheminement détourné. Pour réaliser l'ascension, nous étions par ailleurs soumis à une contrainte de temps, résultant notamment de l'arrivée attendue de la moussons. Il fut décidé dès le premier jour qu'une reconnaissance s'imposait dans le but de privilégier l'itinéraire le plus direct. Une démarche exploratoire qui mit en lumière l'existence de très nombreuses crevasses et de dangers objectifs tels que nous avons fini par rejeter cette option. Certains pourraient penser que nous avions pris une mauvaise décision puisqu'elle nous a coûté un jour qui viendrait peut-être à manquer pour achever d'ascension. Je ne crois pas cela. Qu'est-ce qu'une bonne décision ? Est-ce nécessairement celle qui produit de bon effets ? Un bon manager peut-il prendre des décisions qui produisent de mauvais effets ?
Trois éléments participent à la prise de décision : des informations (ou données), un processus (ou algorithme) de raisonnement, et le temps. Ponctuellement, une (très) mauvaise décision peut produire de bons résultats, aidée par le hasard, et une excellente décision peut ne pas porter ses fruits en raison de la survenue d'un événement totalement imprévisible. Bien sûr chacun attend d'un responsable qu'il prenne les bonnes décisions : son chef hiérarchique, les personnes qu'il supervise, et -sans aucun doute- lui-même. Et bien sûr, chaque responsable a le même souhait envers ses collaborateurs. *** Soyez exigeants : - Demandez à vos interlocuteurs qu'ils se donnent les moyens d'obtenir des informations aussi fiables et exhaustives que possible, - Demandez à vos interlocuteurs de se doter des meilleurs moyens pour traiter ces informations au mieux. (De la formation, pour monter en compétence, à l'implication d'experts, il y a mille possibilités pour cela), - Demandez à vos interlocuteurs de prendre leur décision au bon moment. (Bien des personnes décident trop vite, et d'autres voudraient tellement être certaines d'avoir tous les bons éléments, toutes les expertises nécessaires et toutes les certitudes... qu'elles décident trop tard !) Mais n'attendez pas des tiers que le résultats de leurs choix soient toujours bons. Et n'ayez pas cet exigence envers vous-même : la toute puissance est une illusion. La qualité d'une décision ne devrait pas s'évaluer à son résultat, mais aux moyens mis en oeuvre pour la prendre. *** Deux bonnes pratiques : Reconnaître la qualité d'une décision bien prise par un tiers, même en cas d'effet négatif, est un signe de reconnaissance fort. (A l'inverse, lui reprocher le piètre résultat d'une judicieuse décision est une injustice et un puissant levier de démotivation). En cas d'effet négatif consécutif à une de vos décisions, sachez dépasser l'insatisfaction du résultat : expliquez en quoi cette décision à été prise avec les bonnes informations, en suivant un procédé pertinent, et dans la bonne plage de temps. Peut être, votre manager vous verra-t-il d'un autre oeil, et dans tous les cas, cette approche, juste, est-elle déstressante pour soi. Enfin, elle est rassurante pour vos équipe car elle montre qu'il y a bien un pilote à bord et que ses choix ont du sens, même s'il ne paient pas toujours.
En savoir plus, question, commentaire
Sécuriser : vers plus de sûreté nécessaire ou uniformiser vers moins de liberté ?
Risques
" Le meeting de la Ferté Alais, le plus important rassemblement d'avions anciens de France et le second en Europe, est voué à disparaître ". C'est Bertrand, contrôleur aérien en région parisienne qui le dit. "Il fût un temps où il n'existait que peu pour ne pas dire aucune règle et il était nécessaire d'en imposer pour sécuriser raisonnablement cette manifestation. Celà a été fait. Mais depuis le crash du Concorde, la DAC (1) a décidé de se protéger *au maximum* contre tout possibilité de mise en cause en cas d'accident. Elle a exigé l'application systématique des normes de l'aviation contemporaine à tout appareil volant. Il n'existe plus que sept exemplaires du B17, appareil datant de la seconde guerre mondiale, en état de voler. Quel risque représentait les 1 800 heures de vol annuelles de celui qu'on pouvait voir au meeting de la Ferté Alais ? Un risque moindre que celui de bien des avions de lignes. Bien que maintenu avec un zèle extrême par quelques passionnés, dont quatre au plus sont habilités en France à le faire voler, il a du être mis aux normes. A prix d'or, de nombreuses pièce ont été refabriquées et changées. L'avion a été remis à neuf. On l'a équipé de l'appareillage moderne et plusieurs ingénieurs patentés de Boeing sont venus d'Amérique pour le faire à nouveau homologuer. Las, la DAC a imposé de nouvelles réglementations, donc de nouveaux équipements dont la valeur a fait grimper le coût de l'assurance obligatoire. Comme l'appa reil conserve sa facture historique et que les deux valeurs s'additionnent, les courtiers exigent maintenant pour ce vieux coucou dernier cri aux vols épisodiques une prime qui... dépasse celle d'un avion de ligne au vol permanent ! Depuis quelque temps, les consignes reçues de la DAC sont de ne prendre *aucun* risque. Pas d'évaluer les risques qu'il est justifié de réduire, mais de n'en prendre aucun. Dans l'absolu. Faute de crédit le B17 sera bientôt cloué au sol et avec lui, à terme, le meeting de la Ferté Alais."
Sécuriser est une nécessité absolue si les enjeux le méritent et les décisions de réduction des risques sont efficientes. Sécuriser peut aussi être le moyen d'ouvrir un parapluie géant, quitte à faire inutilement de l'ombre. Une des deux démarches est sensée. L'autre est parfois plus facile. Nombre de managers tiennent des propos en faveur de la prise de risques et se montrent beaucoup plus tièdes à chaque cas de mise en pratique qui leur est proposé. Quelles sont les consignes à lire entre les lignes de celles que vous donnez ? Sécuriser pour plus de sûreté nécessaire... ou uniformiser vers moins de liberté ?
En savoir plus, question, commentaire
Conclure après les questions / réponses ?
Conférences en entreprise
Jusqu'à ce jour, j'apportais toujours un soin particulier à bien conclure mes conférences. Ensuite la parole était donnée à l'auditoire pour répondre aux questions suscitées par mon intervention. Lors d'une des réunions de partage de bonnes pratiques au sein de l'AFCP, un membre au fait d'autres usages nous a suggéré de faire l'inverse. Ma réaction instinctive avait été "quelle curieuse idée ?!?". Merci à Jean paul PHAM d'avoir bousculé mes idées reçues.
Répondre aux questions est fondamental : c'est mettre l'accent sur les points les plus importants pour de l'auditoire du jour. En y réfléchissant, il est également utile, en se quittant, d'avoir en tête l'essentiel de la substantifique moelle de l'objet de la conférence. Or le temps de débat à mis l'accent sur des points précis qui nous ont éloignés du propos général. J'ai opté pour un mode intemédiaire : une conclusion de la conférence avant les questions / réponses, et LE message fort de l'intervention, livré en tout dernier lieu.
En savoir plus, question, commentaire
Toujours plus vite pour passer avant l'accident !
Risques
Devise croisée au hasard d'un taxi : le chauffeur l'avait affichée en guise de clin d'oeil.
Certains de nous ont une petite voix intérieure qui dicte que la réussite se mesure à la vitesse d'exécution. En situation de stress, de crise, d'urgence, ne sommes-nous jamais tentés par la fuite en avant, plutôt que de s'accorder la nécessaire respiration pour observer, prendre le temps de la réflexion et décider au mieux ? Voulez-vous un mauvais conseil ? Allez toujours plus vite pour passer avant l'accident !
En savoir plus, question, commentaire
Technologies : les bonnes pratiques
Word : Supprimer les enrichissements d'un texte
Sélectionner le texte concerné, et tout en maintenant la touche CTRL appuyée, presser la barre d'espace. Les enrichissements (gras, italique etc...) ajoutés au style courant disparaissent.
En savoir plus, question, commentaire
A propos
des Sagesses de l'Expérience
A propos de l'éditeur et des contributeurs
Se faire connaître gratuitement en proposant
des témoignages et leurs enseignements
Envoyer un commentaire ou poser une question
Se faire connaître via l'espace publicitaire :
tarification et politique éditoriale
Publicité gratuite pour les contributeurs
Se désinscrire, immédiatement
S'abonner ou ajouter une nouvelle adresse email
Voir les trois dernières éditions
Cette newsletter peut intégralement être copiée, à condition d'être explicitement citée et que figure le nom du/des auteurs des parties reproduites.
Plusieurs contributeurs de Sagesses sont membres de l' Association française des conférenciers professionnels
|