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| Une femme buraliste qui fait la grève de la faim place du CapitoleSun, 20 Apr 2008 16:44:00 +0000 Ce texte m'a été remis par Patricia FEYTOUT. Elle se trouve toujours place du Capitole à Toulouse ou elle entame son 70 ème jour de grève de la faim (au 20.04.08). Elle se trouve dans un fauteuil roulant ne pouvant plus marcher ni même parler. Elle est maintenant suivie par un médecin et demande juste à pouvoir changer d'activité ...
" je suis buraliste sur la place du Capitole depuis plus de 7 ans, j'ai été la partenaire de l'état pour faire le change du franc en euro, vendre du tabac et tout type de timbres fiscaux, 10 heures par jour, 6 jours par semaine debout derrière mon comptoir. Depuis 2003 la vente de tabac n'a cessé de chuter d'une moyenne journalière de 1200 personnes. L'augmentation du prix du tabac, et la facilité de s'approvisionner hors frontière, plus un marché parallèle très présent au centre ville, ont vu la fréquentation de mon débit diminuer de moitié. J'ai l'intention de continuer à travailler ici en transformant mon magasin pour vendre des souvenirs de qualités, mais voila !!! Avec une chute de mon chiffre d'affaire de plus de 40%, ne permettant plus d'exercer mon activité actuelle, j'ai constitué un dossier de fin d'activité que j'ai remis à l'administration douanière. Cette même administration ordonnée par le gouvernement actuel a rejeté sans attendre mon dossier, invoquant le fait que je ne dois pas arrêter l'activité de débit de tabac parce que je suis sur la place du Capitole. Quel buraliste voudrait investir dans un commerce qui n'est plus viable ??? Bien qu'altérée moralement par cette hypocrisie j'ai envie de me battre et j'irai jusqu'au bout ... J'attends qu'un ministre du gouvernement ou le président lui même ait le courrage de venir répondre à mes attentes. Je suis sur un fauteuil roulant parce que mes forces diminuent et parfois j'ai du mal à parler, je vous prie de m'en excuser. Si vous attachez la moindre considération au fait que je ne me nourrisse plus pour pouvoir me faire entendre, aidez moi en avertissant la presse nationnale, internationnale, toutes les chaines de télévision, les députés, les conseillés régionaux, faites-le savoir partout autour de vous, je vous remercie d'avance".
Fait le 19 Avril 2008 à Toulouse. Patricia Feytout
Pour faire un geste, laissez un message de soutien sur ce blog que je lui remettrai ou allez place du Capitole signer son livre de soutien. | Reporter sans frontièresSun, 20 Apr 2008 16:37:00 +0000 Six mois avant les Jeux olympiques, la répression continue Le 13 juillet 2001, le Comité olympique international (CIO) attribuait l?organisation des Jeux olympiques d?été de 2008 à Pékin. Parallèlement, la police chinoise intensifiait la répression contre les éléments subversifs de la société, notamment les internautes et les journalistes. Six ans plus tard, rien n?a changé. Et malgré cette absence de progrès significatifs en matière de liberté d?expression et de droits de l?homme en Chine, les membres du CIO restent sourds aux appels répétés des organisations internationales qui dénoncent l?ampleur de la répression. Reporters sans frontières s?est prononcée, dès le début, contre l?attribution des JO à Pékin. Six mois avant la cérémonie d?ouverture, l?organisation rappelle que les médias et Internet sont toujours vus par le gouvernement chinois comme l?un des secteurs stratégiques à ne pas abandonner aux "forces hostiles" dénoncées par le président Hu Jintao. Le Département de la publicité, celui de la sécurité publique et la cyberpolice, bastions des conservateurs, sont chargés de faire scrupuleusement appliquer la censure. Une trentaine de journalistes et une cinquantaine d?internautes sont actuellement emprisonnés en Chine. Certains depuis les années 1980. Le gouvernement bloque des milliers de sites Internet d?informations. Les programmes en chinois, tibétain et ouïghour d?une dizaine de radios internationales sont brouillés. Après les sites Internet et les forums de discussion, les autorités se concentrent désormais sur les blogs et les sites permettant l?échange de vidéos. Les outils de blogs du pays incluent tous des filtres qui bloquent les mots clefs jugés "subversifs" par les censeurs. La loi sanctionne lourdement la "divulgation de secrets d?Etat", la "subversion" et la "diffamation", autant d?accusations régulièrement utilisées pour faire taire les voix les plus critiques. Bien que les mesures encadrant le travail des journalistes étrangers aient été assouplies, il est toujours impossible pour les médias internationaux d?employer des journalistes chinois, ou de se déplacer librement au Tibet et au Xinjiang. Des promesses jamais tenues Pour obtenir l?organisation des JO, les autorités chinoises ont promis au CIO et à la communauté internationale des améliorations concrètes dans le domaine des droits de l?homme. Mais une fois la victoire acquise, le ton a changé. Le vice-Premier ministre de l?époque Li Lanqing a, par exemple, affirmé, quatre jours après le vote du CIO, en 2001, que la "victoire olympique de la Chine" devait inciter le pays à préserver sa "vie saine" en luttant notamment contre le mouvement spirituel Falungong qui a "attisé l?insécurité". Au moins cent adeptes du Falungong sont morts en détention depuis l?interdiction du mouvement et plusieurs milliers d?autres sont emprisonnés. Un peu plus tard, c?était au tour de Hu Jintao, le vice-président chinois de l?époque et actuel président, d?affirmer qu?après le "triomphe" de Pékin, il était "primordial de lutter sans équivoque contre les activités séparatistes orchestrées par le dalaï-lama et les forces antichinoises dans le monde". Dans l?ouest du pays, où vit une forte minorité musulmane, les autorités de la province du Xinjiang ont exécuté des Ouighours accusés de "séparatisme". Enfin, la police et la justice ont reçu l?ordre de poursuivre la campagne "Frapper fort" contre la délinquance. Plusieurs milliers de Chinois sont exécutés, chaque année, d?une balle dans la nuque ou d?une injection létale, en public, parfois dans des stades. Le CIO ne peut plus rester muet Les gouvernements des Etats démocratiques qui espèrent encore que "les JO permettront d?améliorer la situation des droits de l?homme en Chine" se trompent. Le "dialogue constructif" prôné par certains ne mène à rien. Au cours de ces sept dernières années, la répression envers les journalistes et les cyberdissidents n?a pas diminué. Et tout laisse penser que cela va continuer. Le CIO a investi le régime chinois d?une tâche qu?il va exécuter avec zèle : "organiser des JO sécurisés". Pour Pékin, cela signifie davantage d?arrestations de dissidents, plus de censure et aucun mouvement de contestation sociale. Il n?est pas question de gâcher la fête, ni de prendre en otages les JO. C?est la Chine, au contraire, qui a pris en otages les Jeux et l?esprit olympique, avec la complicité du CIO. Le mouvement sportif mondial doit maintenant donner de la voix pour que les Chinois bénéficient enfin des libertés qu?ils réclament depuis des années. La Charte olympique stipule que le sport doit être mis "au service du développement harmonieux de l?homme, en vue d?encourager l?établissement d?une société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine". Les athlètes et les amateurs de sport ont le droit et le devoir de défendre cette Charte. Le CIO doit faire preuve de courage et tout faire pour que les valeurs de l?olympisme ne soient pas allègrement bafouées par les organisateurs chinois. Le CIO est aujourd?hui le mieux placé pour exiger du gouvernement chinois des gages de bonne volonté. L?instance olympique doit exiger de Pékin que la situation des droits de l?homme s?améliore de manière notable avant la cérémonie d?ouverture du 8 août 2008. Et le CIO ne doit pas céder devant les intérêts économiques de tous ceux qui considèrent que la Chine est un marché essentiel et que rien ne doit empêcher d?y faire des affaires. Pas de Jeux olympiques sans démocratie ! Reporters sans frontières demande aux Comités nationaux olympiques, au CIO, aux athlètes, à tous les amoureux du sport et aux défenseurs des droits de l?homme d?exprimer publiquement leur inquiétude face aux innombrables violations de toutes les libertés fondamentales en Chine populaire. Après la désignation de Pékin en 2001, Harry Wu, dissident chinois qui a passé dix-neuf ans dans les prisons de son pays, a déclaré qu?il regrettait profondément que la Chine n?ait "pas l?honneur et la récompense d?accueillir les Jeux olympiques en pays démocratique". "Politiquement, une grave erreur ; humainement, une bassesse ; juridiquement, un crime." Le cri d?indignation lancé par le dissident russe Vladimir Boukovski contre la tenue des JO à Moscou en 1980, reste d?actualité en 2008.
| Mon, 08 Oct 2007 14:07:00 +0000 | Mon, 08 Oct 2007 14:02:00 +0000 | Mon, 08 Oct 2007 13:03:00 +0000 |
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