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DEMENAGEMENT POUR LA CITE DES TELLIERES A TRELAZE
La cité des Tellières lorsque nous sommes arrivés en 1953 offrait le même visage mais les enfants n'étaient plus les mêmes, leur habillement avait changé, ceux de la carte étaient devenus des adultes Le 8 Mai 1953, nous quittâmes Sorges pour la cité des Tellières à TRELAZE. C'était une cité ouvrière avec des maisons basses groupées deux par deux autour d'une place centrale qui offrait un lavoir collectif et un château d'eau. Le déménagement nous a comblés car nous avions fait un échange de logement avec un monsieur qui était veuf ; je pense que lui n'avait rien gagné
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A MES CHERS PETITS EMMA, ALEXIS, MATHILDE ET PAULINE
Sur cette photo, maman et moi nous passions près du Grand Cercle, bâtiment aujourd'hui disparu qui était situé le long du boulevard Foch à Angers et qui rappelait des souvenirs très émouvants à mes parents car ce bâtiment accueillait chaque jour au printemps 1945 les prisonniers de guerre à leur retour d?Allemagne. Mon père y fut donc accueilli à son retour de Rawa-Ruska en Juillet 1945 (il avait été libéré le 20 Mai 1945) et les personnes présentes lui chantèrent la Marseillaise qu'il réentendait enfin.Un an, à peine, après le retour du prisonnier du Stalag VA matricu
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LA DISTRIBUTION SOLENNELLE DES PRIX ET LES DIMANCHES DE SORGES
Enfin arrivait le grand jour de la distribution solennelle des prix qui avait lieu généralement le 1er ou le deuxième dimanche de Juillet. Un estrade décoré de branchages était dressé dans la cour de récréation des filles devant le préau également orné de drapeaux tricolores. La fête pouvait commencer : chants et danses étaient interprétés par les élèves devant le public composé des parents et amis de l'école installé sous les frais ombrages des tilleuls .Scènette interprétée par la classe enfantine de la Directrice lors d'une distribution des prix en 1953, sur le thèm
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AU 14 DE LA RUE CAMILLE PERDRIAU
Dans notre cour du 14 rue Camille PerdriauNous avons donc passé, mon frère et moi, nos premières années à Sorges, un petit village traversé par l'Authion et dépendant des Ponts de Cé, au 14 de la rue Camille Perdriau qui se situait, en fait, au début de la route de Saumur après le carrefour de la Pyramide à Trélazé, en venant d'Angers. Cette rue portait le nom d'un des enfants de Sorges qui fut résistant dès les premières heures de la guerre. Arrêté à Bordeaux en possession d'armes alors qu'il voulait passer en Espagne, il fut ensuite interné au fort du Hâ puis fusillé
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A LA VILLA NOTRE DAME A SAINT-GILLES-CROIX-DE-VIE
villa notre dame - diaporama ppsEn 1949, mes parents nous envoyèrent au sanatorium de Saint-Gilles-Croix-de-Vie tenu par la Congrégation de Saint-Charles sur ordre médical. Moi, je devais y rester deux mois, mon frère seulement un mois mais mes parents obtinrent que nous deux séjours soient ramenés à un mois et demi chacun afin que je ne reste pas seule après le départ de mon frère.Ce fut la première séparation avec mes parents et nous sommes partis dans un véhicule conduit par des religieuses en cornette en direction de la Vendée. Je n'en ai pas gardé un souvenir exceptionne
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LES VIEILLES BOUTIQUES DE LA PYRAMIDE
"Au bon vieux temps"Dans la rue qui s'en va vers Saumur, on y croise des vélos, des charrettes et quelques autos. Au milieu de cette rue, il y avait un café. On entrait dans cet estaminet par des marches qui donnaient dans une grande salle au mobilier très sobre. Au milieu trônait un poêle encadré de tables rustiques sur un sol de vieux parquet. Cet endroit était la halte obligée quand on accompagnait mes grands-parents au "tram" pour qu'ils s'en retournent à Angers prendre le car "Citron" pour Bel-Air-de-Combrée. En effet, à l'embranchement de cette rue Camille Perdriau avec les ru
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IL FAUT FAIRE DES ECONOMIES
l'AUTHIONLe mot d'ordre à la maison était : "il faut faire des économies !" voilà une expression très souvent entendue. Mais ceci avait son bon côté car mes parents avaient deux jardins dont l'un proche de la maison. On s'y rendait par un chemin étroit qui passait devant la cave que mon père appelait un "cavreau", longeait d'autres parcelles de jardin, puis passait ensuite devant la maison de la propriétaire isolée au milieu de toute cette verdure. Mon père m'avait demandé, un jour, d'aller chercher une paire de ciseaux auprès de ma mère restée à la maison en me recommandant
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LES GREVES DE 1953
L'année 1953 voit se constituer le treizième gouvernement de la IV° République, les gouvernements valsent au rythme des grèves et des conflits tunisiens, marocains ou indochinois. Comme le fredonnera Brassens dans "Pauvre Martin", les ouvriers se tuent à la tâche et la paie reste maigre.Juillet 1953, ce sont trois mois de vacances qui s'ouvraient pour moi à la cité des Tellières. Mes parents étant rester amis avec la famille P.... dont l'une des filles était avec moi en sana, le père A.... avait d'ailleurs aider au déménagement - ils habitaient une cité identique à la nôtre
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LES VACANCES AU PAYS DE REDON
La gloire d'être simple disait Verlaine
En juillet 1956, mes parents nous emmenèrent pour la première fois en vacances dans le pays de Redon, le"pays" de mes grand-parents paternels. Mon grand-père avait une "maison de famille", c'est-à-dire une pièce de vie qui faisait office de cuisine et de chambre en terre battue avec une grande cheminée. Il nous avait loué une maison sur le même modèle au "Chapitre", près de l'Aumonerie, au milieu des marais sur la commune de Sainte-Marie-de-Redon. C'était également une seule pièce en terre battue avec au centre une grande table avec de
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MON ENTREE EN SIXIEME ET MES PREMIERES VACANCES A LA MER EN FAMILLE
Angers dans les années 60 avec au fond le château et le pont de la Basse-Chaîne.
En 1958, mon frère et moi, avions obtenu l'autorisation d'entrer en sixième. Il faut dire qu'à cette époque, les études secondaires n'étaient pas obligatoires. Beaucoup d'écoliers allaient directement au certificat d'études primaires et rentraient dans la vie active à 14 ans pour être apprenti-boulanger, charcutier ou mécanicien..... vendeuse ou tout simplement ouvrière, ouvrier à l'usine. Nos instituteurs pensaient que nous étions "capables" d'accéder à d'autres études et nos parents conse
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LE DEBUT DES ANNEES 60
La manufacture d'allumettes, à gauche et au centre, à droite la cité des tellières, notre maison est celle entourée d'un cercle.Début des années 60, la modernité pointe son nez, l'économie ronfle comme jamais emportée par le miracle des Trente Glorieuses. Chaque matin, les salariés de la fabrique d'allumettes répondent aux sirènes d'embauche mais ce qu'ils ne savent pas c'est que cette les années sont désormais comptées pour cette grande usine : une ou deux décennies à peine et tout sera terminé pour cette manufacture d'allumettes. En attendant, les cheminées de la "manu" c
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A MES PETITS ENFANTS EMMA, ALEXIS, MATHILDE ET PAULINE
ON BLOGUE SUR MA BULLE CE SOIR ?MON ENFANCEA EMMA, ALEXIS, MATHILDE et PAULINE MES PETITS CHERISDécouvrez la playlist Nouvelle playlist avec Mouloudji
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LES VACANCES EN COLO OU A LA CAMPAGNE
Dans les années 54, 55 et 57, mes parents nous envoyèrent en colonie de vacances avec la paroisse de Trélazé. Comme les colonies à l'époque n'étaient pas mixtes, les filles, nous y allions en Juillet et le mois d'août était réservé aux garçons. Cette colonie était située à Saint-Brévin-l'Océan en Loire Inférieure (devenue Loire Atlantique) au milieu des pins du lieudit l'Hermitage. J'ai toujours détesté la vie de groupe donc vous pouvez imaginer mon état d'esprit lors des départs mais, bon gré, mal gré, j'étais obligée.Nous partions dans un autocar un peu bringuebala
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LES CRUES DE L'AUTHION ET LE QUOTIDIEN AUX TELLIERES
Le Pont de Sorges : L'Authion aux Ponts de Cé peu avant sa débouchure en LoireBien sûr, nous écoutions toujours la TSF rue du Marché, nous écoutions "Ca va bouillir", la rubrique d'un comique Zappy Max qui nous faisait rire et aussi la "famille Duraton" sorte de feuilleton humoristique dans lequel les membres d'une famille se chamaillaient pour nous faire rire et ils y arrivaient facilement vu que toutes les familles se retrouvaient un peu dans cette satyre...Mon père ne manquait pour rien au monde Geneviève Tabouis et sa voix monocorde qui lui donnait rendez-vous "A dimanche prochain
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LE 16JUIN 1957, LA JOIE ET LE LENDEMAIN LE DRAME
Le 16 Juin 1957 fut le jour de ma communion solennelle.Maman m'habilla dans la robe de communion de ma tante qui fut nettoyée et amidonnée pour la circonstance. Elle m'acheta un voile et un chapeau. Elle exigea auprès des hautes "instances" ecclésiastiques que mon frère, pourtant un an plus jeune, fit sa communion le même jour que moi... Je me souviens de la procession dans l'église : nous nous plaçâmes tous autour de l'autel, d'un côté, les filles, de l'autre côté, les garçons... attention, on ne badinait pas dans ce temps-là. Les chants interprétés étaient très beaux..
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NOS JEUX A LA PYRAMIDE
Promenade hivernale à ANGERS avec Maman.Je jouais souvent dans la cour de notre logement de la Pyramide avec ma petite voisine Jacotte avec peu de chose car nous n'avions que peu de jouets. A l'époque, nous jouions beaucoup à la balle. Nous lancions la balle contre un mur en la faisant rebondir tout en chantant "En remuant, sans remuer, sans rire, sans parler, d'une main, de l'autre, tapette, moulinette, main devant-derrière et tourbillon" et bien sûr en exécutant tous les gestes dits dans la comptine.Nous avons dû passer des heures, assises l'une près de l'autre, sur les
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LE QUOTIDIEN A LA CITE DES TELLIERES
Le Profac ou l'ancienne fabrique d'allumettesAux Tellières, maman était "buandière" notamment chez les commerçants du quartier pour "mettre du beurre dans les épinards" . Elle faisait donc la lessive ce qui était déjà un travail fort ingrat pour les ménagères de l'époque : laver son propre linge sale c'est une chose mais aussi celui des autres dans de l'eau glacée l'hiver c'est vraiment très désagréable.Après avoir séparé le linge de couleurs du linge blanc (torchons, serviettes et draps), elle mettait celui-ci à bouillir dans une lessiveuse qui généralement était placée
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NOELS D'ENFANCE
Je n'ai pas gardé de souvenirs précis des noels de mon enfance. Le seul fait précis dont je me souviens, je devais avoir 4 ou 5 ans, maman m'avait emmenée à Trélazé pour la venue du Père Noel quelques jours avant la date fatidique du 25 Décembre. Il y faisait froid et j'ai gardé la vision d'une foule agglutinée sur l'espace libre entre la rue Jean-Jaurès et la ruelle descendant vers Malaquais. Si je ne me rappelle pas du tout de ce bonhomme Noel que nous attendions dans le froid vif, je me souviens très bien d'un homme sortant d'un bar tout proche venir chercher son vélo qu'il av
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DEPART DE LA CITE DES TELLIERES
La Mise en rangée des ardoises sur les carrières de TRELAZERetour en France dans la nouvelle demeure de mes parents car, en 1966, il fallut déménager : mon père était retraité depuis quelques années, nous avons changé de rue. Mes parents ont acheté une ancienne maison des ardoisières au 169 de la rue Jean Jaurès. J'ai beaucoup regretté qu'ils aient été contraints de partir de la rue du Marché. Mon père avait travaillé toute sa vie à la "Carrière" : toute sa vie , il avait été fendeur-ardoisier. A partir d'un bloc de schiste il pouvait o
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MAI 1968
En Mai 1968, la France figée dans sa réussite économique se réveille brutalement. C'est un mois de folie et de désordre pendant lequel la jeunesse s'autorisera toutes les audaces. Début 68, le Général de Gaulle est au pouvoir depuis dix ans. En réalité, les jeunes issus du baby-boum de l'après-guerre étouffent et s'ennuient.Il suffira d'une étincelle allumée en mars par quelques étudiants gauchistes à Nanterre pour enflammer tout le pays. En mai 68, le transistor collé à l'oreille, les français assistent ébahis au surgissement échevelé de la jeunesse. Un peut partout, o
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