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Derniers posts : L'âge d'homme
| Une époque moderneSat, 05 Jul 2008 15:23:00 +0000 Outre que l'on entend plus parler que d'Ingrid Betancourt, qui a sans doute des choses intéressantes à raconter, mais dont l'omniprésence médiatique devient absurde (trop de Betancourt tue Betancourt) le sympathique Nicolas Sarkozy, qui je crois me rappeler est président de la République, a déclaré ceci au congrès de l'UMP : Lors du Conseil national de l'UMP ce samedi matin, Nicolas Sarkozy, président en exercice du Conseil européen depuis le 1er juillet, s'est adressé à ses partenaires européens: "Je veux leur dire que la France est en train de changer", et cela "beaucoup vite, beaucoup plus profondément qu'on ne le croit. Désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit". Ces derniers mots lui attirant les applaudissements des quelque 2000 cadres et conseillers nationaux de l'UMP qui composaient l'assistance. "Pourquoi fait-on de la politique ? (...) Pourquoi postule-t-on à des responsabilités premières dans un pays ou à la tête de l'Europe, si ce n'est pour résoudre les problèmes ?", s'est interrogé le chef de l'Etat. "Moi qui ai été élu pour agir, j'ai été élu pour conduire une politique sans précédent dans notre pays." "Désormais, on peut dire que le problème de la France, c'était qu'on ne travaillait pas assez, alors que le monde ne nous attend pas. On peut réformer profondément les 35 heures, désormais on peut faire la politique pour laquelle on a été élu", a-t-il insisté. Et bien voilà qui a le mérite d'être clair : le libéralisme à fond. En France, on peut donc faire grève sans que personne ne s'en apercoive, ce qui est une autre façon de dire que finalement faire grève ne sert plus à rien (remettre en question le droit de grève ? jamais ! qu'ils disaient...) ; qu'il faut se retrousser les manches, bosser (parce qu'évidemment si la situation est celle là c'est la faute aux Francais qui travaillent pas, qui sont des fainéants) et fermer sa gueule. Fi des acquis sociaux, des luttes du Front Populaire : la guerre économique dicte sa loi, c'est à dire marche ou crève. Entre 1936 et aujourd'hui, rien ne s'est donc passé ; on a régressé. Blum, Jaurès, relevez vous. Ils sont devenus fous. (Illustration : Jean Jaurès lisant l'Humanité -dont il était le directeur politique-) | La vie devant soi, la pluie, Ingrid et les autres...Wed, 02 Jul 2008 14:52:00 +0000 Les lignes de fuite du temps dansent, certaines devant moi et d'autres derrière. Le soleil est chaud, déjà, à cette heure ; je me sens moite. Quelques petites choses me passent dans l'âme, j'essaie de respirer un peu plus, de me sentir un peu plus libre. Une envie de retranchement du monde pour mieux y être, pour mieux essayer de le comprendre. L'Afrique me tend encore plus les bras, le bateau est quelque part dans un port. Parce que je n'aborderai pas l'Afrique autrement que par la mer. Mon fils. Mon fils que j'aime, que je vois, que j'entends trop peu. Une douleur permanente. Mes photos qui sont toutes autant de témoignages d'amour de la vie, autant de traces lumineuses de mon coeur qui bat. Toutes les horloges de mon existence ne vont pas tarder à afficher la même heure. Ce mariage qui se prépare. Ces voyages programmés au long de la planète, y compris la mienne. Je suis entouré d'Afrique, des sons, des couleurs, des saveurs, des prénoms, des façons d'être. Les livres qui m'accompagnent, les mots de leurs auteurs ; les miens qui s'y melent et ces poèmes que je ne peux m'empêcher d'écrire. Ce sud qui m'attire par mes racines, ce nord qui m'attend par ses histoires. Se laisser du temps. Avec cette femme au noir d'ébène qui m'accompagne j'ai trouvé la stabilité, une des formes du bonheur. Le jazz qui emplit de plus en plus mes heures. J'ai tout ralenti : la lenteur me semble être une des clefs de l'art de vivre. Remettre en ordre encore des choses, beaucoup moins qu'avant. Toujours lutter, ne jamais baisser mes bras même s'ils commencent à être fatigués. On s'envole, d'un quai de gare ou d'un aéroport. (Mise à jour permanente sur mon site photographique - )***Et saluons le retour parmi nous d' Ingrid BETANCOURT libérée ce mercredi soir. Comment ne pas s'en réjouir après ces six ans de captivité ? Juste une chose : que cela ne nous fasse aucunement oublier toutes celles et tous ceux qui sont encore aux mains de ravisseurs (je pense à tous les otages restants de par le monde) ; aux mains de régimes politiques (je pense là à ce qui se passe en Chine par exemple) et que cette libération heureuse et légitime ne permette pas à Sarkozy de nous enfumer en déviant notre attention : les vacances suffisent bien pour cela... | La traverséeTue, 01 Jul 2008 15:41:00 +0000 Premier jour de juillet, le mois que j'aime le moins dans le calendrier de l'année. Je n'ai jamais aimé juillet. Porteur de trop de choses pour moi. Il faut que j'attende encore pour goûter à septembre, jours délicieux d'une arrière saison, synonyme de nouveaux départs, d'entrée dans ma saison préférée l'automne et de l'hiver qui m'a toujours rassuré. L'été n'a jamais été béni pour moi, je n'aime pas particulièrement les chaleurs qui dégoulinent sur le visage, la moiteur et tout le cortège des activités estivales. Pour moi, c'est le froid, le frais ; la glace, le vent qui remue les cheveux et qui fait frissonner la peau. J'aime les cieux délavés, les espaces bleus de Provence les soirs de septembre justement quand il fait juste bon pour respirer, qu'on se sent revivre après les transpirations, l'agitation et le bruit. Etre un peu loin de Paris va nous faire du bien, à ma femme et moi. Retrouver encore et encore l'Afrique. | Place du Colonel FabienMon, 30 Jun 2008 14:35:00 +0000 En ces temps politiques troublés (et c'est un euphémisme), en cette veille de grandes vacances où comme le dit une chanson "on oublie tout" (malheureusement) et en cette époque où la précarité est devenue quasiment une norme, tout doucement, sans que l'on s'en apercoive vraiment il est temps de se poser un peu, de souffler, de se rappeller l'essentiel. Au milieu de cette droite décomplexée et triomphante guidant ses pas dans une seule direction, celle du libéralisme à outrances en nous faisant croire qu'il n'y a aucune autre solution et laissant le plus grand nombre au bord de la route de la société du marché, regardons un peu sur notre gauche. La gauche ! Qu'en reste t il ? Besancenot et sa Lcr viennent de lancer ce week end un parti anticapitaliste, je vais voir de plus près de quoi il s'agit car rien de ce qui peut être révolutionnaire ne m'est étranger, fut ce de l'extrême gauche. Dois je vraiment parler du parti socialiste ?... Après la bataille des chefs, quand les idées seront revenues, peut être. Mais il se trouve que je n'habite pas très loin du siège d'un parti politique important, en tout cas qui le fut et qui l'est encore pour moi : le Parti Communiste Francais, place du Colonel Fabien, dans le Xe arrondissement de la capitale. Et si le parti ne se voit plus dans les sondages, s'il est devenu malheureusement inexistant, son siège du à l'architecte Oscar Niermeyer, lui, se voit bien comme on peut le constater sur la photo que j'ai prise le week end dernier lors d'une ballade avec ma femme. Le parti communiste français pour moi, ce n'est pas l'URSS et Staline, même si pendant longtemps il y a eu approbation d'un système intolérable. Pour moi, le PCF c'est mon grand père par exemple, ouvrier et qui se battait pour nourrir sa famille. Le PCF pour moi c'est tout un pan de l'histoire ouvrière qui se confond avec l'Histoire tout court. Les communistes ce sont ces gens qui ont toujours défendu, fut ce au prix d'idées utopistes, les petites gens. Le parti communiste c'est ce parti avec toujours sa voix discordante, cette idée d'un monde meilleur chevillé au corps. Je ne sais pas si j'ai été communiste ; ce que je sais c'est que je regrette infiniment que le parti n'ai actuellement pas droit de cité, je suis ému chaque fois que je passe devant le bâtiment de la place du Colonel Fabien parce que ce parti devrait être un grand parti, entendu, respecté. Mais les vents de l'histoire, ceux de la médiatisation et de la pipolisation et ceux bien plus humains des querelles de chefs sont passés par là. Mais les vents ne soufflent pas toujours dans les mêmes directions... (Le site du PCF) | Fin juin, début juilletSat, 28 Jun 2008 10:48:00 +0000  Plus petit je me rappelle, un peu comme dans la chanson de Dutronc "Fais pas ci, fais pas ça", avoir entendu des tas de conseils (plus ou moins avisés) ; de ceux que les personnes dites grandes donnent aux plus petites. On a tous au fond de nous ces petites phrases qui d'une manière ou d'une autre nous marquent ; certaines pour toute une vie. Banalités sans doute mais pourtant quotidienneté de nos existences, de ces jours qui passent et même de ceux qui ne passent pas ; ces jours où l'air semble tant immobile que l'on pourrait s'étouffer. Mais inexorablement les minutes passent. J'ai l'impression que les 41 dernières années viennent de s'écouler à la vitesse grand V, que plein de choses se sont passées hier, que ma mémoire a effacé des pans entiers et en a magnifié d'autres (et pas ceux que je pensais d'ailleurs). Je ne regrette rien, ce que j'ai fait au moment où je l'ai fait je le pensais juste et bon ; que je me sois trompé est une autre affaire. Certes je ne corresponds pas vraiment à l'image que la société peut se faire d'un type de cet âge là, rangé, petite vie familiale pépère et, comme disait ma grand mère italienne, tutti-quanti. Les rangements, très peu pour moi en fait. Ma femme avait rendez vous l'autre jour pour signer le contrat du travail qu'elle commence en août : elle est assistante maternelle et gardera deux enfants au domicile des parents toute la journée. Je l'ai accompagnée dans cette très tranquille proche banlieue ouest de la capitale. Petite famille sympa, les deux bossent, le pavillon est cossu dans une ville plus que policée au milieu de rues étouffantes de sécurité et de calme... Profitant d'une pause cigarette, je parle avec le gars qui, en s'appuyant sur son Scénic Renault immatriculé 92, m'annonce avec fierté : "Ici, c'est la ville la plus sûre de France..." Je ne sais pas quoi exactement mais quelques petites choses m'ont épouvanté dans ce petit cocon familial où rien ne manque (même pas le chat, un gros félin avec un collier rouge où est accroché un médaillon d'argent avec son nom et qui se prélasse sur le canapé en cuir du salon) ; un cocon que j'ai du chercher un temps mais qui en fait ne me correspond pas. J'adore ma femme, j'ai presque tout le temps l'impression que je ne pourrais plus vivre sans elle ; elle veut nous donner un enfant, demi-frère ou demi-soeur de celui que je chéris déjà. Ma femme a plein d'idées, de joies, d'ambitions pour nous ; elle est l'Afrique resplendissante, mais elle est aussi l'Afrique des douleurs, l'Afrique entière et totale que j'aime, qui coule dans mon sang. Et bien ni elle ni moi voulons de cette existence rangée, trop mise en boite, aseptisée. Il aura fallu attendre longtemps pour que je sois à peu près heureux, j'écris à peu près parce que je ne peux pas l'être en totalité au regard de ce qui se passe autour de nous dans ce monde étrange ; c'est mon problème d'empathie et je l'assume. (à suivre) | Il est urgent de résisterThu, 26 Jun 2008 19:24:00 +0000 On savait la droite décomplexée. La voici arrogante, hautaine. Notre ébouriffant premier ministre a déclaré ceci : Le gouvernement a sorti la France du "relativisme culturel et moral" dans lequel la gauche l'avait plongée, a jugé le Premier ministre, François Fillon, jeudi 26 juin. "Depuis un an, sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy, la France est en train d'accomplir une mutation culturelle (...) Nous sortons du relativisme culturel et moral que la gauche française des années 1980 avait diffusé dans le pays", a affirmé François Fillon, devant l'Union démocratique internationale (UDI). Estimant à nouveau que la droite "a gagné la bataille idéologique", le chef du gouvernement s'est félicité d'avoir "réintroduit des vertus qui avaient été négligées, parfois même ridiculisées : la réussite, le respect, la responsabilité". Il a également dénoncé "la responsabilité" de la gauche "dans l'étiolement de la croyance dans le progrès". "Pour elle, le progrès ne peut que prendre le visage du refus" du "libéralisme, de la compétition et de la mondialisation". "Quand on refuse la réalité, on est au bout du compte renversé par la réalité", a estimé le Premier ministre. "Cette réalité, il faut l'accepter pour la maîtriser et l'utiliser à son profit. Voilà la différence entre les socialistes et les réformistes que nous sommes", a-t-il proclamé. "Il faut empiéter sur les terrains habituels de la gauche pour refonder la question des inégalités sociales".
Après (rappellons nous) la France qui fait du jogging et celle qui n'en fait pas, après le flicage en cours des chômeurs (si vous ne travaillez pas c'est de votre faute !), après le dérèglement total et annoncé du 100 % de la Sécu (si vous êtes malades, c'est de votre faute !), la reprise en main de la télé publique ; j'en passe et des meilleures voilà maintenant "nous avons gagné une bataille et en plus la guerre".... Deux historiens cités par Libération estimaient récemment "que l'heure d'une réaction sociale de grande ampleur ne semblait pas venue comme l'illustre l'inefficacité de chacun des mouvements qui a battu le pavé des villes depuis novembre 2007" En effet, la contestation est forte pour le pouvoir d'achat par exemple, mais on sent bien dans tout ça un air entendu de résignation. Je partage l'opinion de ces historiens. Le blog "la lampe-tempête" | Le temps qui passeWed, 25 Jun 2008 22:51:00 +0000 Les grandes chaleurs de l'été arrivent, peu à peu elles investissent le terrain, rendant tout ce qu'elles touchent gluant, poisseux ; définitivement désagréable. L'autre soir, pourtant, avec des amis qui possèdent un appartement charmant avec terrasse en plein Paris nous avons pu faire des grillades et passer une excellente soirée, ma femme et moi. Dans ce couple d'amis, le mari est portuguais et nous avons pu goûter d'excellentes spécialités du cru comme notamment un porto tout à fait gouleyant. Les mois qui viennent de s'écouler n'ont pas été de tout repos pour moi et ma femme. La mort de mon père est ressortie en moi comme un tremblement de terre ; longtemps tue parce que tout simplement indicible et qu'il fallait s'occuper de ma mère, la douleur s'est réveillée en me transperçant tel un couteau trop bien aiguisé. La nuit surtout. Et puis à de toutes petites choses insignifiantes et qui brusquement prennent une importance capitale. Paris a chaud ces derniers jours, moi je renifle, je tousse et ma femme a une angine.... Juillet et août ont toujours été des mois durs à passer à cause de la chaleur qui colle, de mon corps transpirant et de cet étouffement où l'on a parfois l'impression que l'air ne bouge plus. Les villes continentales ne sont pas faites pour les soleils brûlants, même s'il y a la Seine et quelques bassins comme ceux, ici, du Trocadéro. Le 27 août cela fera une année que mon père nous a quittés, où la Faucheuse est venu nous le prendre un beau matin de l'été provencal ; dire que je m'en souviens comme si c'était hier est peu dire. J'ai souvent, en ce moment, Keith Jarrett en tête et une chanson de Sardou Je viens du sud qui me colle au coeur parce que ses mots auraient pu être les miens tant moi aussi je viens du sud, et que par tous les chemins, j'y reviens.. (Photographie personnelle : Une passante, Paris, juin 2008) | Divisions françaisesThu, 19 Jun 2008 10:18:00 +0000 Récemment on annulait un mariage parce que l'épouse avait "menti" sur sa virginité. Aujourd'hui on réserve un créneau horaire dans une piscine pour qu'il soit réservé aux femmes, on prête un gymnase pour un tournoi intermosquées de basket interdit aux hommes. Dans quel pays se passent ces charmants évènements ? Mais tout simplement en France... L'affaire de la piscine se déroule dans l'Isère, le basket dans l'Essonne. La France ! Une république, où tout le monde est censé être l'égal de l'autre ; une république laïque, indivisible. Et je propose maintenant des allées de parc réservées aux femmes, des espaces dans les bistros réservés aux femmes (en incluant bien entendu la distinction entre celles qui fument et celles qui ne fument pas) ; je suggère également de laisser des trottoirs aux femmes (de préférence ceux où il n'y a pas de crottes de chien), des pièces de théâtre que seuls les hommes auraient le droit de voir, des marques de nourriture spécialement pour les femmes. Bref je propose que la France divise sa société en deux, ce qui ne sera pas bien difficile vu que les divisions ne manquent déjà pas, de toutes sortes : il y a ce que les femmes peuvent faire et ce qu'elles ne peuvent pas faire. Par contre, il est à noter que pour les hommes tout est permis... Ce qui simplifie bien les choses. Je suis tout simplement scandalisé, outré ; indigné et écoeuré. (Photo : Séréna Williams, femme (et de surcroît noire...) juste avant qu'elle n'abandonne le tennis pour cause de division du monde....)
**Ajout de 18 h Le secrétaire d'Etat aux sports, le sémillant et pittoresque Bernard Laporte, s'est rendu lui même sur les lieux pour demander des explications. Mais la France est un beau pays, puisque regardez ce que vient de déclarer un sénateur UMP, par ailleurs patron du journal "Le Figaro" :
Le sénateur UMP de l'Essonne, Serge Dassault, a jugé «anormal» aujourd?hui que l?Etat aide les chômeurs, «des gens qui ne veulent pas travailler» et suggéré de «réduire carrément les aides». «Le problème n?est pas seulement de trouver de l?emploi mais aussi que l?assistance et les aides diverses aux chômeurs sont trop élevées, à mon avis, pour qu?ils aient une certaine envie de travailler», a exposé Serge Dassault, propriétaire du Figaro, à l?ouverture d?une audition de plusieurs dirigeants du service public de l?emploi devant la commission des Finances du Sénat.
«Prime pour l?emploi, et bientôt RSA? c?est quand même anormal de vouloir donner de l?argent de l?Etat qui n?en a pas beaucoup à des gens qui ne veulent pas travailler parce qu?on les paye trop et coûtent aussi beaucoup d?argent à l?Etat», a ajouté le maire de Corbeil-Essonne, rapporteur spécial du budget de l?Emploi.
«On réduirait carrément les aides aux chômeurs, ce serait quand même plus efficace si on veut les faire travailler que de vouloir donner de l?argent sur denier de l?Etat», a-t-il ajouté.
Formidable ce gars là ! L'information est tirée du site de Libération ce jeudi soir à 18 h. Comme disait Michaux "Il n'est que temps qu'il soit temps"... de descendre dans la rue, de résister, de révolutionner les choses ; ce n'est plus possible. Quand je prends connaissance de telles déclarations, outre le fait que mon écoeurement grandit, que j'ai envie de vomir et que je regrette amèrement qu'il n'y ait plus de gauche dans ce pays, je sais pourquoi je lis Libé et pas Le Figaro.
| FrancisSat, 14 Jun 2008 16:03:00 +0000On l'aime ou on le déteste. Je l'aime. J'ai toujours aimé Francis Lalanne en tant qu'homme engagé, lunaire, adepte du parler vrai. En tant que compositeur et interprète aussi, j'aime beaucoup certains de ses textes. Souvent raillé, moqué, Lalanne s'en fout et poursuit son chemin au rythme de ses convictions, sans se renier. J'ai dépassé le côté un peu théâtral de ses apparitions (bottes de sept lieues, cheveux longs...) pour aller plus loin et atteindre la très grande humanité de cet homme. Je suis tombé par le plus grand hasard sur un extrait d'émission de télévision que par ailleurs je ne regarde jamais. Au delà du discours de Lalanne, la chanson m' a impressionné, m'a rougi les yeux. Je retrouve là un Francis à la pointe de la générosité, de l'émotion, de l'authentique. | La mort d'un maîtreSat, 07 Jun 2008 14:25:00 +0000 Je parlais il y a quelques jours (voir plus bas) du film de Dino Risi "Parfum de femme". Ce matin, à Rome, le réalisateur italien s'est éteint à 91 ans. Ce maître absolu de la comédie italienne n'a produit quasiment que des chefs d'oeuvre comme celui dont est extrait la photo ci-dessus: "Le fanfaron", avec Vittorio Gassman, ce qui permet au passage de retrouver avec plaisir l'ami Jean Louis Trintignant comédien que j'adore et que j'ai eu la chance de voir sur scène au théâtre ici, à Paris dans "Poèmes à Lou" d'après Apollinaire. Risi a fait tourner les plus grands : Gassman (15 films avec lui !), Sordi, Romy Schneider et a travaillé comme assistant de réalisateurs comme Alberto Lattuada ou Mario Soldati. Sa mort me peine beaucoup dans la mesure où j'ai une passion pour le cinéma italien et notamment son âge d'or, il en était un des derniers représentants avec Ettore Scola, par exemple. Il est aussi un survivant de ce cinéma que j'aime et qui n'existe plus, ce cinéma qui décrivait un autre monde, une autre vie. Adieu mon cher Maître. | Petites filles noiresThu, 05 Jun 2008 23:01:00 +0000 L'autre soir, ma femme et moi accompagnés d'une amie sommes allés manger une pizza en terrasse, ici à Paris. On ne peut pas dire que le temps était printanier, mais enfin il ne pleuvait pas, le ciel n'était que gris ; et c'est vers 22 h que le vent a fraichi sérieusement et ma femme, qui n'est pas africaine pour rien, a mis son manteau qui la fait ressembler à une esquimaude du Grand Nord canadien... Entre temps,tout de même, sur la place où nous étions jouaient des petites filles au roller, à la trottinette et j'ai eu envie de les photographier. Elles l'ont vite compris. Je leur ai demandé de venir poser ce qu'elles ont fait bien gentiment. Je vous offre la photo en ce vendredi. | It's a long way to freedomMon, 02 Jun 2008 15:18:00 +0000 L'époque est donc de plus en plus formidable : nous voilà dans un pays où l'on peut annuler un mariage parce que l'épouse n'est pas vierge ! Parce qu'elle aurait menti ! J'ajoute mon indignation, ma révolte aux nombreuses déjà exprimées. Comme celle du journaliste Bruno Frappat dans un billet que je reproduis ici. Il s'est trouvé, en France, un tribunal pour condamner une jeune femme qui s'était mariée alors qu'elle n'était pas vierge. Et pour tromperie vis-à-vis de l'époux auquel elle avait dit qu'elle l'était. Comme l'époux est musulman, que la jeune femme l'est aussi, que la famille de l'époux s'est révoltée contre la mauvaise manière de la jeune femme, que celle-ci a été ramenée à ses propres parents dans l'instant de la découverte de son terrible forfait, on se tape la tête en se demandant si on est en France... Ou dans tel ou tel pays où la "charia" est la base de la justice (et de la société). L'histoire de cette justice considérant la "vraie" femme comme un objet conforme à la promesse du vendeur et en état de fraîcheur garantie suscite une interrogation: comment les jeunes épousées peuvent-elles, pour leur part, avoir la garantie que l'époux, lui, est également de première main? Il y a de beaux jours pour la lutte en faveur de la dignité de la femme. Y compris dans notre République laïque.
Et on poursuit le formidable avec, rappelez vous il y a quelques jours, une information comme quoi les revenus des patrons avait augmenté de 58 % l'an dernier... J'ai trouvé curieux que ca ne fasse que peu de vagues finalement. Une info en chasse l'autre, un peu comme ces films qui sortent et qu'on oublie de mercredi en mercredi tant il y en a. Dans un autre registre toute l'horreur du couple Fourniret : je ne sais pas pour vous mais j'ai bien du mal à imaginer l'abominable tant il est immense. Coluche disait qu'il y a trop de malheur, qu'il n'est pas à échelle humaine.
Ma femme et moi allons partir un peu, dès que notre porte-monnaie nous le permettra. On a besoin de fuir, quelquefois. (Nouveaux ajouts sur mon site photo, en lien à droite dont celle qui illustre cet article fait partie, nous sommes ici rue des Envierges, à Paris XXe, tout près du parc de Belleville) | L'homme qui aimait les femmesWed, 28 May 2008 21:56:00 +0000 Cannes vient de se terminer, avec une palme d'or française ; la première depuis le puissant film de Pialat "Sous de soleil de Satan" d'après Bernanos. C'était en 1987. Pour la petite histoire (mais vraiment très petite....) il se trouve que le collège dans lequel le film de Cantet a été tourné est à une encâblure de chez nous, ici entre Belleville et Ménilmontant, rue des Pyrénées à Paris, j'y passe assez souvent devant et je vais parfois au bazar pakistanais qui est en face... Mais là n'est pas le propos de mon billet de ce jour. Nous avons regardé l'autre soir en Dvd le film de Dino Risi, "Parfum de femme" ( Profumo di donna en italien, c'est plus joli...) Pour ma part, je l'ai vu, revu et encore revu ; ce long métrage faisant partie de mon Panthéon cinématographique personnel. Pour ma femme, c'était la première vision. Film italien de l'âge d'or du cinéma de ce pays cette oeuvre porte en elle toute le malheur de la condition humaine, toute sa dérision ; toute sa joie aussi. Comme le cinéma italien savait et sait encore le faire, pour certains réalisateurs comme Moretti par exemple. C'est l'histoire de Fausto, militaire à la retraite forcée à cause d'une grenade qui l'a rendu aveugle, magistralement interprété par Vittorio Gassmann (que l'on voit ici jeune, beau, séduisant sur une de ces célèbres Vespa, vraisemblablement dans les rues de Rome). Il doit faire un voyage de Turin à Naples pour retrouver un ami, aveugle lui aussi : on apprend vers la fin du film la véritable raison de ce périple, à savoir que les deux hommes ont décidé d'en finir, l'un tuant l'autre. Il se fait accompagner par une jeune recrue, Ciccio, qui doit le guider et qui finit par être son confident. Fausto ne voit pas les femmes, il les sent. Il est dur, s'est enfermé doublement dans la carapace d'homme qui ne pleure jamais et celle de militaire à qui on ne la fait pas. Et pourtant... on sent un homme déchiré, à fleur de peau. Et pourtant on sent une détresse, un désespoir ; il y a dans cette histoire quelque chose de la tragédie grecque. Gassmann a obtenu, et c'est mérité, le prix d'interprétation à Cannes en 1974. Autant vous dire, mais vous l'aviez deviné, que ce film fait partie d'un cinéma que j'aime et qui n'existe plus. Ah, nostalgie quand tu nous tiens.... "Parfum de femme" de Dino Risi, Dvd Vision Vidéo. | Sans commentairesWed, 21 May 2008 07:07:00 +0000Formidable. On vit une époque formidable. Ma femme a une amie, congolaise, qui vient de se séparer de son fiancé. Celui ci est blanc, venant d'une famille apparemment un peu bouchée et à l'horizon limité puisque c'est sous la pression de celle ci que le jeune homme vient de rompre pour une raison que l'on pourrait croire d'un autre âge : "Je n'ai pas d'avenir avec toi parce que tu es une femme noire." Il y a des blessures dont on ne se remet pas. Le noir est, parfois et souvent, encore la couleur du désespoir.
| Pan !Fri, 16 May 2008 23:01:00 +0000 Lorsque ce film est sorti, je m'étais promis d'aller le voir. Mais les aléas de ma vie ont fait que je n'ai pu me rendre dans les salles que l'on dit obscures. Il est écrit cependant que rien ne sera perdu et ces derniers jours, une amie de ma femme et moi à la "dvdthèque" bien fournie nous a prêté le film de Guillermo del Toro, "Le labyrinthe de Pan". A part avoir fabriqué une flûte après avoir transformé en lit de roseaux la nymphe Syrinx, le dieu de la mythologie grecque Pan est connu pour d'autres choses comme son côté ambigu, trouble et à forte connotation sexuelle. Il est le dieu de la totalité, de la nature toute entière et on le représente souvent avec des pieds de bouc, des cornes. Tout à fait charmant.... Le voici mis en scène dans un contexte tout à fait particulier puisqu'il s'agit de la guerre civile espagnole, prise à sa toute fin en juin 44. Conte pour adulte, Guillermo del Toro nous livre là une oeuvre puissante, onirique, foisonnante et qui laisse pantois par sa beauté, par sa violence aussi. Car le film est violent, à tous les niveaux. Une petite fille fuit cette violence en partant dans le rêve telle une Alice moderne et va trouver au fond de son labyrinthe non pas le Minotaure mais Pan en personne, un Pan ici stylisé mais qui garde toute son ambiguité, sa capacité de séduction malgré un physique ma foi quelque peu disgrâcieux.
    Dans le rôle du capitaine franquiste on trouve un Sergi Lopez plus que parfait, inquiétant, salopard à souhait avec une interprétation des plus éblouissantes. Au bout du compte on se dit que les plus à maudire ne sont pas les monstres que la petite fille rencontre dans le labyrinthe mais bel et bien ces soldats franquistes sans aucune foi, sans aucune loi. J'ai retrouvé sur le site du Film Francais (revue professionelle de cinéma) une entrevue avec le réalisateur. Je vous en livre ici un extrait :
Vous aviez déjà associé la guerre civile espagnole au genre fantastique avec L?échine du diable. Pourquoi plonger une nouvelle fois dans cette période trouble et violente ?La guerre civile est certainement le plus grand fantôme de l?histoire espagnole. Il est donc logique pour moi de l?associer à des histoires fantastiques. Cela me permet d?aborder le fascisme et ses conséquences sur l?âme humaine de manière indirecte, en utilisant les codes d?un genre cinématographique que j?aime. En ce sens, Le labyrinthe de Pan est une parabole comme l?était déjà L?échine du diable, mais cette fois-ci bien plus sombre et plus émouvante. Au-delà d?un genre précis, c?est un film dramatique dans lequel s?inscrivent des éléments propres à l?univers des contes de notre enfance.
Et dans tous les cas, ce film est un chef d'oeuvre. Il y en a peu de nos jours.
| Une nuit presque blancheThu, 15 May 2008 23:00:00 +0000 Demain, samedi, c'est la nuit des Musées. Départ pour la plupart des sites vers 18 h et arrivée à minuit. Les entrées sont gratuites. Voilà une belle occasion où que l'on soit pour aller (re) voir quelques belles choses et s'en souvenir au milieu du monde sans queue ni tête dans lequel nous vivons. Je suis allé sur le site pour me donner des idées : j'ai pu constater qu'en plus des collections ou des expositions permanentes elles mêmes, nos amis les Musées ont ajouté des animations ; cela allant du concert jazz à l'installation vidéo en passant par des conférences. Le programme est foisonnant... Ma femme et moi allons choisir ensemble un lieu et en profiter pour le découvrir en détail, ici à Paris. J'en parlerai ici même dans les jours qui viennent. Site de la nuit des Musées. | Est ce que ce monde est sérieux ?Wed, 14 May 2008 14:40:00 +0000 J'entends un sous secrétaire d'Etat du gouvernement francais expliquer "qu'au lieu de faire grève, les salariés pourraient plutôt porter un brassard, un peu comme cela se fait au Japon". Et pourquoi pas aussi un badge, un pin's, ou un chapeau pointu ? Jusqu'où se moquera t-on de nous ? De quoi ceux qui nous gouvernent sont ils capables pour nous faire encore et encore avaler de telles couleuvres ? Ce qui se passe politiquement dans ce beau pays qu'on appelle la France est tout simplement honteux, scandaleux. Une mascarade. Tout ceci se passe en costume-cravate, sous les dorures avec des airs sérieux... pendant ce temps là une majorité de gens ont de plus en plus de difficultés ne serait ce qu'à manger (on n'ose même pas imaginer pour se loger) et se servent dans ce que l'on appelle les hard discounters alors que tout le monde sait que les produits sont de bien moindre qualité. Et, comble de l'hypocrisie, on veut nous faire croire que c'est à la mode, que c'est dans le sens du vent. Il n'y a donc qu'une voie possible : celle de cette économie libérale qui nous tue chaque jour un peu plus nous tous dans le monde ; que de sacrifices ne fait on pas en son nom ! Comme le chantait Léo est ce ainsi que les Hommes vivent... ?
(La photo est de Christophe Suarez, on peut la retrouver, avec beaucoup d'autres, ici)
| Une certaine idée du cinémaSun, 11 May 2008 23:05:00 +0000 Il y a quelques jours, je vous écrivais ici même qu'il y avait des artistes que j'aimais et dont on parlait peu, voire pas du tout. Soit parce qu'ils sont morts soit parce qu'ils ne sont plus à la mode, ou les deux.... J'avais donc décidé d'en parler. Par qui commencer ? Mon premier amour artistique est le cinéma, j'ai donc choisi Charles Denner et Francois Truffaut l'un et l'autre étant finalement liés. Truffaut d'abord. Il fait partie de ces types que je regretterais à jamais de ne pas avoir rencontré. Bien sûr j'étais allé au cinéma avant de voir le moindre de ses films mais.... mes véritables premières émotions, mes premiers frissonnements c'est avec lui que je les ai connus. C'est à lui que je dois mon profond amour du cinéma et, quelque part, de la vie. Truffaut ne faisait pas du cinéma : il était le cinéma, comme Godard l'est encore (je reparlerai de Godard d'ailleurs). La vie de Francois est un roman à elle toute seule. Quand je faisais mes études cinématographiques je n'ai pas choisi au hasard de faire mon mémoire sur lui, et mes idées sur le septième art ont été en partie forgées par ses écrits et ses films. L'itinéraire de ce gamin de Paris, sans aucune formation cinématographique mais avec un solide amour de la littérature, de l'humain et un sens de la débrouillardise à toute épreuve ; propulsé tout en haut du festival de Cannes en 1959 avec l'immortel "Quatre cent coups" plébiscité par Cocteau lui même et bien cet itinéraire relève du conte de fées. D'ailleurs il raconte son enfance brimée, faite de fugues, d'histoires d'amitié indéfectibles (qui se confirmeront d'ailleurs à l'âge adulte)dans ce film devenu mythique, dans le vrai sens du terme. Charles Denner, lui, m'a toujours séduit par son jeu de comédien, sa voix, son allure, son physique. Il m'a toujours intrigué, fasciné. En écrivant ces lignes je le revois dans des films de Truffaut justement comme "L'homme qui aimait les femmes" oeuvre tout à l'honneur des femmes où l'homme est montré dépendant du sexe dit faible, où il devient un objet. On sent un Denner très proche de son personnage, un homme qui effectivement devait aimer les femmes tant le jeu est subtil, tant certains gestes ne trompent pas ; la présence de ce comédien est puissante en faisant passer à la fois une dureté et une douceur, un optimisme et un pessimisme, bref la vie toute entière. Pour Truffaut certains de ses comédiens le font encore vivre de nos jours (il est mort en 1984) comme Jeanne Moreau, Depardieu et quelques autres. Denner, lui, me semble relégué dans des mini oubliettes dont il n'est que grand temps de le sortir. | EdgarSat, 10 May 2008 00:41:00 +0000 J'ai toujours entendu parler d'Edgar Morin. Tout jeune déjà parce que son prénom m'amusait : parfois tout tient à rien ou presque.... Et puis ensuite parce que son discours m'a interpellé, m'a fait entrevoir des choses que je ne soupçonnais pas ; sur d'autres que je ressentai confusément il a mis des mots, des concepts. Morin semble plus écouté et respecté à l'étranger que chez nous (l'inévitable "nul n'est prophète en son pays"...) De temps à autre néanmoins l'homme reparaît, il semble apprécié par notre bon Président.... Edgar n'y va pas avec le dos de la cuillère annonçant d'emblée que le système planétaire est condamné à mort ou à la transformation.L'homme est connu pour sa théorie de la complexité, énoncée il y a quelques années, vers 1970. Qu'est ce ? En gros il s'agit de dire que tout est lié. En se souvenant de la phrase de Pascal, "toute chose étant aidée et aidante, causée et causante, et les plus éloignées étant liées de façon insensible, je tiens pour impossible de connaître la partie si je ne connais le tout et de connaître le tout si je ne connais pas la partie", l'ami Morin lie l'unité à la diversité : l'humanité est une mais cette unité comporte nécessairement la diversité des individus, des cultures, des langues. Il faut parler aussi de la théorie de Von Neumann qu'on appelle "Automata" : Neumann faisait la différence entre ce qu'il nomme un automate artificiel (une machine) et un automate naturel (un vivant). Remarquant qu'une machine était faite de composants extrêmement fiables, soigneusemement usinés ; et qu'un être vivant était fait de composants extrêmement fragiles, les protéines. Et pourtant dès qu'elle se met en route la machine commence à dégénèrer alors que le vivant est capable de se développer jusqu'à sa fin, ou alors il dégénère et meurt. Il en déduit que la vie, dans sa fragilité, est plus capable de résister à la mort. Les protéines se décomposent mais les cellules en composent de nouvelles ; les cellules meurent mais le vivant en fait naître de nouvelles. Edgar formule donc que tout ce qui ne se régénère pas dégénère. Concrètement, aujourd'hui, ca veut dire quoi ? Que nous sommes formés dans un système d'éducation qui, séparant les connaissances, nous empêche de voir les problèmes globaux et fondamentaux. Les politiques vivent au jour le jour, ne parlant plus d'avenir et incapables de formuler des scénarios d'action. Plus grave : la politique s'est réduit à l'économie, c'est à dire un aspect de la réalité humaine qui ignore les réalités affectives de nos vies. Dans ces conditions et selon les probabilités on court à la catastrophe. Edgar Morin ajoute : "Je dis probabilité parce qu'il y a toujours la part de l'improbable, de l'imprévu. La victoire nazie qui à un moment était probable s'est transformée en défaîte ; l'effondrement de l'empire soviétique était improbable... De tels évènements se produisent souvent dans l'histoire et je m'interesse beaucoup à la manière dont arrivent les transformations de l'improbable en probable."Moi aussi, cher Edgar. Faudrait peut être voir à lui garder un ministère dans le futur gouvernement.... | FlamboyantWed, 07 May 2008 23:01:00 +0000 Hier soir, mercredi, il faisait très beau sur la capitale. Apothéose d'une journée ensoleillée, presque chaude, en tout cas à la température douce et agréable. Avec une amie, un ami, ma femme et moi sommes allés pique-niquer au parc des Buttes Chaumont. Un des plus beaux parcs de Paris, si ce n'est le plus beau. Surtout parce qu'il est resté populaire, chaleureux, cosmopolite. Il y avait du monde, l'herbe était fraîche, soyeuse au toucher. Sur les nattes, les salades de riz et de pâtes, une bonne bouteille de vin rosé, une autre de rouge. Le soleil déclinait doucement sur la capitale. Pour celles et ceux qui ne le connaissent pas, ce parc est sur les hauteurs parisiennes tout proche de Belleville, de Ménilmontant : on a donc des vues superbes sur la ville lumière. J'avais mon appareil photo. J'ai déclenché. Je ne suis pas habituellement un fan des photos de coucher de soleil. Cette photo, je vous la donne. Puisse cette image vous réchauffer le coeur s'il est un peu froid en ce moment. |
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